jeudi, 15 mai 2008
« Ceci est rouge ! Je le suis aussi ! ».
Lina fondait devant des confiseries indiennes, colorées, souvenirs de son enfance, peut être presque les mêmes parfums . Ils avaient voyagé 16 longues heures dont une très grande partie dans le vacarme des vendeurs de toutes sortes qui passaient, passaient et repassaient dans l’allée toute la nuit… café, thé, samosas, journaux,bijoux, chaussettes…Il avait essayé de trouver une position pour se détendre, s’étendre, mais la chaleur, les odeurs, le bruit . Il était encore très énervé aussi de n’avoir pu mieux négocier avec les six rickshaws puis de toute façon, il souhaitait quitter le pays avant début juin, à cause de la mousson. Le bruit, les bruits, il ne s’y faisait pas. Elle avait essayé de le convaincre, lui raconter la ronde des parapluies , d’autres couleurs, d’autres lumières mais arrivés à la gare, il avait cru pouvoir prendre une douche .La queue devant l’unique cabine était encore plus longue que celle devant les toilettes du train où les voyageurs attendaient pour pouvoir aller se changer pour la nuit. Il faisait déjà très chaud, humide en ce mois de mai .Elle se souvenait de ce Lassi à la cardamome et à la banane qu’elle avait savouré à Kannur, il venait d’engloutir la moitié d’une bouteille de Bourbon qu’il avait marchandé sans trop discuter. Il avait monté la garde toute la nuit pour la protéger lui avait il raconté. La protéger mais aussi les sacs pour ne plus avoir à revivre cette nuit à Karnataka. Son couteau planqué dans la poche de son pantalon lui blessait légèrement la cuisse mais il aimait passer sa main sur le métal de la lame, comme une caresse agréable, presque rassurante, en fouinant pour parfois espérer trouver quelques pièces de 50 paisas pour lui payer ses friandises. Sur une photo qu’elle ne quittait jamais, bien protégée dans un très joli portefeuille de cuir, il y avait cette inconnue d’une autre époque habillée d’une écharpe qu’elle portait sur sa poitrine.
-Tu sais, moi aussi je danse, je sais danser.
Il avait cru soudainement percevoir un peu de tristesse dans son regard, ce regard si étrange, lumineux et parfois si sombre. Il savait qu’elle était en train d’essayer de lui conter aussi un peu de son histoire , qu’il fallait qu’il soit peut être à ce moment là comme à d’autres , plus prévenant, prudent . Lina n’avait pourtant jamais rien voulu lui cacher, elle avait dansé, elle avait tant aimé danser, si souvent puis elle était retombée amoureuse , bien avant lui, autrement, peut être comme Isadora et Eleonora.
Un jour, elle avait du lui raconter qu’en fait l’écharpe était rouge…
12:50 Publié dans Raconte moi... | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : rickshaws, kannur, isadora et eleonora
lundi, 12 mai 2008
Laissez passer les rêves !
Mi alzo
Ti accarezzo un pò
Non ti sveglierò
Sì come sempre…
Bon, ok, vu le thermostat, le drap est plus léger mais …si j’avais su, je ne serais pas venu ! Y a des jours ou j’éclabousse tous les gens avec mes larmes chantait Mister Swing mais z’aujourd’hui, pas le choix : café,douche,clope,bagnole,pointeuse,café, « ON » la bécane, lecture des courriels, passage sur la météo, bonbon à la menthe, UPSA 2900 effervescent à cause du punch d’hier soir …Madonna ou Johnny ? J’ai juré d’offrir la place pour son anniversaire mais mon coté has been underground m’invite à lui faire une autre surprise, lui offrir en fait deux places pour Louise Veronica Ciccone . Une pour moi, une pour lui ! Re –café et …avant de m’aventurer dans le show, le présent (lire cadeau), j’ai bien envie de lui commander une palette d’eau et une autre palette de lait , livrées à domicile, par un commerçant du net, un truc à livrer à 07h00 du mat , juste au moment où il vient juste de s’after-shaver avant de grimper sur son Piaggio MP3 …Me faire courir toute la banlieue à 20h00 un dimanche soir pour trouver du citron vert pour qu’il puisse daiquiriser en première, deuxième et troisième partie de soirée …En même temps, le Johnny, j’ai aussi juré. Bon, peut être que comme les frères Jacques, sa tournée d’adieux risque de durer 2000 , ans, du coup, c’est pas si grave et la Madonna, j’ai peur qu’elle ne reste pas toujours aussi élastique et que le show vire un jour en récital accompagné par un tristounet accordéon comme orchestre , à nous réciter a cappella du Brel à chialer , du Léo haché, du Brassens inaudible, du…je ne sais pas quoi qui fera un très bon papier dans un magazine branchouille . Bah oui, quand on est plus élastique et qu’il faut vendre, on revisite mal, même très mal, d’autres répertoires ou alors on se retrouve un jour à chanter du « donner nous mille colombes… » pour un couronnement. Quoi ? La demoiselle d’Avignon n’a jamais été élastique ? De toute façon j’ai pas envie de me taper la tournée d’adieux de papy Smet ! Bon, déjà, lui commander ses deux palettes d’eau et de lait plus une de citron vert et pourquoi pas, lui crever les pneus pour que lui aussi , demain matin, il tire comme moi, la tronche. Putain d’horreur, un fond de café, d’eau chlorée du building mélangés à de l’UPSA 2900 , c’est vraiment dégueu, imbuvable… Allez, cul sec ! Bonne journée aux courageux , bises aux z’autres aussi…
...Je me lève
Et je te bouscule
Tu n'te réveilles pas
Comme d'habitude...
09:46 Publié dans Alka-Seltzer | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : louise veronica ciccone
jeudi, 08 mai 2008
San Andresito
A bord, les vents glacés des mers me coupaient la peau comme peuvent parfois trancher les lames lui avait il répondu. Sa peau brune torturée par tant de voyages était couverte de coups, il avait du affronter tant d’océans pensait elle comme ce dragon furieux tatoué sur son épaule qui crachait d’immenses flammes d’encre noir.
- Je ne sais pas avec qui j’ai dansé toute la nuit mais maintenant il faut partir.
Elle avait commencé à prendre des notes à Bocaya mais un autre jour, au petit matin, il était à nouveau rentré puis …
- Je ne sais pas avec qui j’ai dansé toute la nuit mais …
Aujourd’hui elle avait passé sa journée avec d’autres femmes du village à planter des palétuviers.
Elle savait que ce n’était aussi qu’une escale mais elle était tombée amoureuse de cette forêt marécageuse, la mangrove de Sundarbans.
Parfois, quand il ne dansait pas, il lui cuisinait le Bandeja paisa , lui comptait des histoires de matelots, de mules chargées , de fermes lointaines mais ce qu’elle préférait en lui c’était cette magie incroyable avec laquelle il arrivait à lui peindre tant de paysages avec ses propres mots, ses silences, cette étrange ponctuation entre deux grosses gorgées de Bourbon . Elle ne s’en lassait pas même si parfois elle se doutait qu’il continuait ses voyages tout en lui parlant. Ses yeux noirs brillaient aux flammes des bougies qui ornaient le balcon de cette maison de terre sèche qu’il louait à un vieux capitaine. Ils s’endormaient ainsi l’un contre l’autre, assis sur le sol tiède que la nuit essayait de rafraîchir, puis un jour, au réveil, il lui avait expliqué qu’il existait des milliards de lunes. Elle le trouvait encore très beau malgré sa peau taillée au couteau, ses soirées endiablées qui lui faisaient toujours oublier avec qui il avait pu encore danser, tous ses départs précipités mais ce dont elle était très amoureuse …c’était son secret.
Près de Calcutta, à la frontière de l’Inde et du Bangladesh, un petit matin …
- Je ne sais pas avec qui j’ai dansé toute la nuit mais maintenant il faut partir.
Alors elle l’avait suivi et…
13:19 Publié dans Raconte moi... | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : zanzibar, calcutta, bourbon
San Andresito par linaigrette
... elle se souvenait de Zanzibar... elle était arrivée un soir de pluie violente à bord d'un cargo défraîchi et puant... elle avait toujours rêvé de Zanzibar... c'était si quelconque de rêver de Zanzibar mais y aller fallait encore le faire... elle avait fait du cargo-stop dans un port paumé du Guatemala... il allait là-bas une fois l'an en zigzagant d'île en île et de mer en mer... ça avait duré 6 mois l'aventure... elle avait dans le corps définitivement l'odeur entêtante du fioul... elle ne pourrait plus jamais pensait-elle manger des bananes ces trucs monstrueux que les marins appelaient bananes à cochons... elle avait peu dormi balancée entre bastingage et coursive... elle avait peu parlé et beaucoup écrit... enfin dans sa tête parce que le roulis et les tempêtes et elle ne parle pas seulement de la mer... enfin sous les trombes elle avait aquaité! et elle avait demandé il est où le bar de zanzibar? avec la certitude de n'être pas comprise... si! pourtant! dans un recoin entre palettes et ballots il lui avait dit viens petite sœur dans mon bar de Zanzibar on mange des bananes frites et du cochon... on boit du Bourbon hors d'âge et puis on s'aime comme jamais, tu entends... alors elle l'avait suivi et...
13:10 Publié dans Raconte moi... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : zanzibar, calcutta, bourbon
mardi, 06 mai 2008
YMCA
Il s’inquiétait pour ses amaryllis, Gaspar le chat, un livre commandé qu’il aurait fallu récupérer chez Bertrand, ses cyprinodontidés, la température de l’eau qu’il fallait surveiller, la pluie sur le toit, le grenier, son courrier, Msauzi, les cinq minutes d’arrêt, l’hôtel, les nuits sans sommeil mais il s’inquiétait de tout, tout le temps et de tant. Il était debout depuis 1957. Il détestait cette question mais quand il lui posait, depuis quelques années, depuis un certain matin, il lui répondait : Oui, tôt, depuis 1957. La première fois, il avait sourit en lui resservant une tasse de café. La seconde aussi certainement puis le ton, petit à petit, n’était plus le même, jusqu’au jour où à son tour, lui aussi, il se levait , bien avant lui. Peut être pour éviter de l’agacer, la question, mais parfois, comme cette première cuillère qu’il faisait tourner dans son bol pendant des heures en prenant soin de la faire cogner contre la porcelaine, à nouveau, il lui posait. Autrefois, quand ils se réveillaient tard, ils improvisaient sur la terrasse ensoleillée leur pique-nique en pyjama qui pouvait durer jusqu’au coucher du soleil. Presque comme un dimanche à la campagne mais il n’y avait pas de dimanche, ni d’autres jours d’ailleurs et ce n’était pas la campagne mais Paris sous les toits. Il y avait eu quelques loyers de retard, des mots qu’ils auraient voulu ne jamais entendre, quelques voisins agités, le concierge qui ne distribuait plus leur courrier, la porte trop souvent bloquée de l’ascenseur au rez-de-chaussée, des coupures d’eau, d’électricité mais malgré bien des guerres, ils résistaient, là-haut, dans leur cocotier. Un après midi de juin, en plein pique nique pyjama, un vieux monsieur très énervé du bas de la petite cour avait juré : Un jour, il faudra bien descendre de votre cocotier et croyez moi, si vous ne le voulez pas, c’est moi qui… Depuis, le mot était resté . Il passèrent tant de journées en pyjama, sous le soleil mais aussi dans le froid sous d’épaisses couvertures, l’un contre l’autre, quelques longues années, à se regarder, aussi . C’était une époque où ils se réveillaient encore presque en même temps, une époque où le salon était moins grand, un matelas pour deux avant qu’ils ne, toutes les nuits, d’un long couloir, se séparent. L’un fermait à clef , l’autre laissait toujours la porte entrouverte. Comment oublier ? Il travaillait dans un YMCA à Moshi quand un soir, il entendit un homme pleurer, seul, dans une chambre. Maintenant, il note toutes ses correspondances, les changements, les arrêts de cinq minutes, l’embrasse sur le front le matin, lui fait couler ses bains, porte ses valises, donne à manger à Gaspar, commande les livres chez Bertrand, lit le journal à voix haute pour rompre tous ces silences, s’endort toujours la porte entrouverte, la peur qu’il s’enfuit , qu’il retourne en Tanzanie, la peur de le perdre, la peur qu’il s’en aille aussi comme pour son dernier voyage.Un jour au bord du lac Malawi, couché dans les herbes folles, il avait parlé longtemps, si longtemps à cette terre inconnue où vivent des lions comme il aimait dire et comme disaient autrefois les géographes du moyen age. Il avait tenu sa main dans la sienne, regardant le ciel, puis à nouveau, comme à Moshi, dans le YMCA, seul dans sa chambre, il avait pleuré .
Il était né lui aussi à Oudjiji, quinze ans plus tôt.
13:30 Publié dans Zoom | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : amaryllis, oudjiji
lundi, 05 mai 2008
Le lundi au soleil

Passé un certain siècle, le matin, au réveil, le temps que la caféine secoue toute ma machinerie, mon miroir me dit : Bonjour Halloween ! Un jour, à l’approche d’une fin d’un premier siècle, il m’a carrément demandé au réveil pourquoi je ne me démaquillai pas avant de me coucher. Me démaquiller ? Mais je ne me maquille pas !
L’insolent, j’ai cru qu’il voulait être drôle mais non, il insistait cruellement sur ma plastique m’expliquant qu’en matière de bricolage, même pour les nuls comme moi, il existait des produits adaptés et des fiches conseils. Comme je me suis fâché, il a poursuivit en me rétorquant que par contre, en matière de gros travaux, il n’était pas si sur qu’il existait les mêmes fiches conseils mais que déjà commencer à ne pas prendre la Roll’s pour parcourir 500 mètres pour une baguette de pain, ça pouvait être un début.
D’ordinaire, au petit matin, le cul sur mes toilettes à litière biomaitrisée , je feuillette du branchouille culturel ( que je zappe vite), du people (souvent), de la politique local qui prolonge sa guerre de 100 ans (parfois), du plan de métro quand je sais que je risque de m’aventurer dans du parking payant sur des kilomètres (rarement ), du prospectus promo pour mes courses chez le discounter du coin (tous les jours) et ce matin, je suis tombé sur quelqu’une que j’adore qui fait un ménage pour un soin reconstituant anti-rides et repulpant. Repulpant ? Rides diminuées : -31% et peau plus ferme : 83 % ! Pour les rides, ok, comme tous les autres ,ça ne marche pas même si c’est testé et contrôlé par un dermato machin…etc…Quand à la repulpation à 83 % , c’est précisé que c’est un test en auto évaluation effectué auprès de 48 femmes après 4 semaines d’utilisation. Mort de rire ! ! !Ca doit être la période des impôts (ou un redressement) pour qu’elle s’aventure dans une telle aventure la Miss . Le problème avec les ballons, tu n’as pas intérêt à te lever le dernier sinon tu te rinces la perruque à l’eau froide, glacée. Je ne me lève pas plus tôt pour l’eau chaude ( que je n’ai pas inventé, oui, vous pouvez le dire !) , de toute façon, je n’ai pas de ballon ( je vais au puit puis je fais bouillir l’eau dans une grande bassine en fer et au milieu de la cour, entre les poules et les cochons, je me dégadoue ) mais je me lève plus tôt…pour les gros travaux, certes, mais surtout pour m’attarder, le cul dans ma bibliothèque écolo pour…un peu plus de douceur à l’endroit ou en a le plus besoin ! (fallait bien trouver une chute et ce vieux slogan m’avait fait sourire)
Bonjour,
11:06 Publié dans BoToX | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : superflue, light, l'ami des petits déjeuners
dimanche, 04 mai 2008
Tout corps vivant branché sur le secteur étant appelé à s’émouvoir

Joella (1973) Ed Paschke
Il avait du louer la salle pour deux heures et deux heures maximum, un dimanche après midi, une matinée quoi.
J’ai marché le long de la nationale, longtemps. Elle est laide cette nationale. Elle plait à Charles Trenet. Il devait pas parler de la même. La mienne est insupportable d’enseignes commerciales, de poids lourds pressés, de cadavres de toutes sortes , d’odeurs de fritures , de riz thaï et d’une eau salle qui part rejoindre un plan d’eau .
Deux heures maxi, deux heures sans entracte.
C’était un petit théâtre, c’était en 1980 , Hubert-Félix
Thiéfaine à la Gaité-Montparnasse .
Je ne sais plus si c’est sur un panneau publicitaire qui orne la route Paris Cote d'Azur ou sur une affiche collée sur un camion en stationnement mais j’ai vu un énOrme éléphant prêt à bondir sur une petite souris, je ne me souviens plus du slogan, mais ça m’a fait sourire.
Tu sais , un jour comme aujourd’hui j’ai pensé à cette grande brasserie Alsacienne ou pour la dernière fois je déjeunais avec mon père. Je l’ai laissé seul terminé son dessert .Il était si heureux de manger un repas complet, au restaurant .J’ai payé puis je me suis engouffré dans le premier cinéma ou les fauteuils vibraient à chaque passage d’un métro. Nous nous sommes plus jamais revus. Je ne me souviens plus du titre du film .
Je l’ai imaginé boire en n’en plus finir pour terminer ce magnifique dimanche dans un Sex Shop du coin qu’il connaissait bien ou dans une chambre d’hôtel qu’il connaissait bien aussi.
J’ai retrouvé une vieille cassette que je me suis passée , ça m’a fait sourire aussi:
Attention, attention , sur le palier numéro 2 , l’ascenseur de 22h43 en provenance de Babylone est annoncé Veuillez dégager le vide-ordures s’il vous plait et ne pas laisser les enfants s’amuser avec les fils a haute tension
Tout corps vivant branché sur le secteur étant appelé à s’émouvoir
11:59 Publié dans Zoom | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : nouvelles, histoires, tranche de vie
samedi, 03 mai 2008
V.I.P
Vous allez dire, celui là, il pense qu’à bouffer. De toute façon, il dit pas bouffer, non, il dit : dîner. C’est son coté Jean d’Ormesson de gauche. N’empêche, j’étais invité chez des gens qui ont du bol , enfin, pas du bol yacht prêté par un ami qui a aussi du bol genre très riche industriel , non, un bol plus modeste mais un bol quand même. On va dire un bol Ikéa sports d’hivers Lubéron piscine privée.
Donc, j’étais invité dans le 6ème de la capitale (euh…J’exagère, trop caricaturale, ils pioncent un petit 90m2 avec terrasse de 30m2 en périphérie du boulevard qui devra disparaître sous de l’herbe en 2050 !). Tout était bien, comme d’habitude, propre, net, sans fausses notes, lui mal rasé mais un mal rasé branché. Elle , bronzée comme de retour de 15 jours sous le soleil de Marrakech même si je la soupçonne d’avoir claqué son forfait bronzage du Suntruc du coin. Enfin, peut importe, tout était beau, bon et les toilettes nickels. Evidemment, la sangria aidant, nous avons causé de tout et de rien , mais au bout du 43ème café machin pressé par Sharon Stone, j’ai du dire que …Ils commençaient à me faire tous chier avec Pékin. De toute façon, je déteste ce genre de kermesse, je déteste le sport, je déteste les cons qui à 5 heures du matin restent collés devant leur téloche à regarder des bolides tourner sur un circuit …Oui, ok, ça n’a rien à voir mais c’est aussi considéré comme du sport, non ? Quoi, un 44ème Sharon Stone ? Je préfère une poire honnêtement. Oui , glacée, merci. Hein, j’ai un coté BHL ?
Mon look ? Non, pas mon look, vous me rassurez mais mon coté …chiant et con à la fois ! De toute façon, ni à la cérémonie, ni aux JO , pour moi mais…Impossible d’en placer une avec mon faux Gainsbourg pour réparer ma maladresse , il se jette sur moi, me…Comme un pitbull. Faudra qu’elle me donne la recette de sa sangria sa Miss décolorée , j’en verserai quelques verres lors d’une prochaine réunion pour réveiller mes boss mous ,si mous, qui se masturbent frénétiquement en faisant mumuse avec leur nouveau BlackBerry pendant que je développe powerpoint . J’ai du avaler un 45ème Stone puis le dernier kilo de poires avant d’embrasser mon procureur général et la barmaid.
BHL ? Elle est trop forte celle là ! Choron peut être, à l’époque ou Val avait encore un sens ( il fut un temps que les moins de …) ou Maïté pour ma façon de tuer l’cochon , Zizi Jeanmaire pour mon truc en plumes , la mère Cordy pour les bêtises derrière l’église, Dalida pour mourir sur scène , mais BHL , faut quand même pas déconner…Bon dimanche quand même !
10:29 Publié dans Alka-Seltzer | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : blog
vendredi, 02 mai 2008
Listen and repeat
18:44 Publié dans Dépucelage | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : silence on tourne !





