vendredi, 13 juin 2008
Joyeux Noël
A un moment, il a cru voir de la lumière sur le paquebot. J’ai pensé aussitôt à un Playmobil agent de sécurité. Mais il insistait, pour lui, la croisière s’amusait. Les Portos, le Primeur, et les cinq Kanterbraus avec son Loto ,le gros lot du 25, c’en était trop.
Un week-end,son mardi, j’ai cru que j’allais l’assassiner.
Il était deux heures ou trois et je l’entendais chanter mais pas sous sa douche.A l’époque un truc qui passait sans cesse à la radio, un type qui remplissait des chapiteaux avec des briquets levés et des gamins qui faisaient lalala,lalala, lalala pendant des heures.
Mais lui il chantait et de plus en plus fort .J’ai pensé à son Porto , à un Loto pour un gros lot et quelques Kanterbraus , un coup de trop , mais soudain le mur de carton qui séparait nos cages s’est transformé comme du papier à cigarette et je l’ai entendu pleurer longtemps en fredonnant un truc du genre : « Ce serait la maison du bonheur… »
Deux noëls plus tard, le paquebot fut baptisé.
Quant à lui, je ne sais ou il a échoué.
J’avais envie de parler de solitude et des fois,comme aujourd’hui, je pense à lui.
14:35 Publié dans Alka-Seltzer, Raconte moi..., Si tu savais ! | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : nouvelles et textes brefs, cabu, une choucroute au vin blanc garnie william saurin 800g, knackis
jeudi, 29 mai 2008
Ne me demandez pas où je vais qui je suis
Mon 22 à Asnières est incroyable , il coupe la séance au bout de 1200 heures !
J’ai du rêver trop fort , Je me suis dessiné Epidaure, Orange, puis aussi un soir au Châtelet , un triomphe, pour me retrouver sur la colline de Pausillipe à me peindre la ville , la baie , Naples. J’ai du aussi être romantique , comme au temps du cinéma italien , j’ai joué dans bien des rôles, mon ciné club.
Il y a souvent entre deux prises , le temps d’un changement de décor, un raccord, lumière ou maquillage, un vinyle qui se laisse caresser avec jouissance par mon saphir inusable : un jeune contre-ténor dans Frescobaldi , Barbara Strozzi , des airs aussi de Serse et d'Ariodante . Un malin à paillettes me swinguait autrefois que « c'est l'heure des privilèges, l'heure du silence appuyé qui s'installe en maître comme un grand roi sur son siège. Vous vous couchez elle se lève. Elle c'est dans le noir qu'elle voit, c'est dans 1'ombre qu'elle commence à glisser sur les tuiles des toits, c’est la nuit… » Rayé, la platine tournait mais le bras de l’engin ne quittait pas le sillon , la chanson n’était pas la mienne, pour moi, pardon, je me répète, elle est américaine. Sur mon piano à mots, j’ai cru pouvoir raconter mes trésors, Milan ou la ville de Sienne, me taire , souffrir mais comme j’aime souffrir à l’écoute d’un chant charnel et céleste , trouver un autre bateau, une danse, un soleil chaud, une autre terre , des armes pour …Mais j’ai du répondre et j’y suis resté 1200 heures . Certes, mon opérateur a coupé mais il est trop tard , je suis réveillé , mon chronomètre s’est enclenché …
15:56 Publié dans Alka-Seltzer | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
lundi, 12 mai 2008
Laissez passer les rêves !
Mi alzo
Ti accarezzo un pò
Non ti sveglierò
Sì come sempre…
Bon, ok, vu le thermostat, le drap est plus léger mais …si j’avais su, je ne serais pas venu ! Y a des jours ou j’éclabousse tous les gens avec mes larmes chantait Mister Swing mais z’aujourd’hui, pas le choix : café,douche,clope,bagnole,pointeuse,café, « ON » la bécane, lecture des courriels, passage sur la météo, bonbon à la menthe, UPSA 2900 effervescent à cause du punch d’hier soir …Madonna ou Johnny ? J’ai juré d’offrir la place pour son anniversaire mais mon coté has been underground m’invite à lui faire une autre surprise, lui offrir en fait deux places pour Louise Veronica Ciccone . Une pour moi, une pour lui ! Re –café et …avant de m’aventurer dans le show, le présent (lire cadeau), j’ai bien envie de lui commander une palette d’eau et une autre palette de lait , livrées à domicile, par un commerçant du net, un truc à livrer à 07h00 du mat , juste au moment où il vient juste de s’after-shaver avant de grimper sur son Piaggio MP3 …Me faire courir toute la banlieue à 20h00 un dimanche soir pour trouver du citron vert pour qu’il puisse daiquiriser en première, deuxième et troisième partie de soirée …En même temps, le Johnny, j’ai aussi juré. Bon, peut être que comme les frères Jacques, sa tournée d’adieux risque de durer 2000 , ans, du coup, c’est pas si grave et la Madonna, j’ai peur qu’elle ne reste pas toujours aussi élastique et que le show vire un jour en récital accompagné par un tristounet accordéon comme orchestre , à nous réciter a cappella du Brel à chialer , du Léo haché, du Brassens inaudible, du…je ne sais pas quoi qui fera un très bon papier dans un magazine branchouille . Bah oui, quand on est plus élastique et qu’il faut vendre, on revisite mal, même très mal, d’autres répertoires ou alors on se retrouve un jour à chanter du « donner nous mille colombes… » pour un couronnement. Quoi ? La demoiselle d’Avignon n’a jamais été élastique ? De toute façon j’ai pas envie de me taper la tournée d’adieux de papy Smet ! Bon, déjà, lui commander ses deux palettes d’eau et de lait plus une de citron vert et pourquoi pas, lui crever les pneus pour que lui aussi , demain matin, il tire comme moi, la tronche. Putain d’horreur, un fond de café, d’eau chlorée du building mélangés à de l’UPSA 2900 , c’est vraiment dégueu, imbuvable… Allez, cul sec ! Bonne journée aux courageux , bises aux z’autres aussi…
...Je me lève
Et je te bouscule
Tu n'te réveilles pas
Comme d'habitude...
09:46 Publié dans Alka-Seltzer | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : louise veronica ciccone
samedi, 03 mai 2008
V.I.P
Vous allez dire, celui là, il pense qu’à bouffer. De toute façon, il dit pas bouffer, non, il dit : dîner. C’est son coté Jean d’Ormesson de gauche. N’empêche, j’étais invité chez des gens qui ont du bol , enfin, pas du bol yacht prêté par un ami qui a aussi du bol genre très riche industriel , non, un bol plus modeste mais un bol quand même. On va dire un bol Ikéa sports d’hivers Lubéron piscine privée.
Donc, j’étais invité dans le 6ème de la capitale (euh…J’exagère, trop caricaturale, ils pioncent un petit 90m2 avec terrasse de 30m2 en périphérie du boulevard qui devra disparaître sous de l’herbe en 2050 !). Tout était bien, comme d’habitude, propre, net, sans fausses notes, lui mal rasé mais un mal rasé branché. Elle , bronzée comme de retour de 15 jours sous le soleil de Marrakech même si je la soupçonne d’avoir claqué son forfait bronzage du Suntruc du coin. Enfin, peut importe, tout était beau, bon et les toilettes nickels. Evidemment, la sangria aidant, nous avons causé de tout et de rien , mais au bout du 43ème café machin pressé par Sharon Stone, j’ai du dire que …Ils commençaient à me faire tous chier avec Pékin. De toute façon, je déteste ce genre de kermesse, je déteste le sport, je déteste les cons qui à 5 heures du matin restent collés devant leur téloche à regarder des bolides tourner sur un circuit …Oui, ok, ça n’a rien à voir mais c’est aussi considéré comme du sport, non ? Quoi, un 44ème Sharon Stone ? Je préfère une poire honnêtement. Oui , glacée, merci. Hein, j’ai un coté BHL ?
Mon look ? Non, pas mon look, vous me rassurez mais mon coté …chiant et con à la fois ! De toute façon, ni à la cérémonie, ni aux JO , pour moi mais…Impossible d’en placer une avec mon faux Gainsbourg pour réparer ma maladresse , il se jette sur moi, me…Comme un pitbull. Faudra qu’elle me donne la recette de sa sangria sa Miss décolorée , j’en verserai quelques verres lors d’une prochaine réunion pour réveiller mes boss mous ,si mous, qui se masturbent frénétiquement en faisant mumuse avec leur nouveau BlackBerry pendant que je développe powerpoint . J’ai du avaler un 45ème Stone puis le dernier kilo de poires avant d’embrasser mon procureur général et la barmaid.
BHL ? Elle est trop forte celle là ! Choron peut être, à l’époque ou Val avait encore un sens ( il fut un temps que les moins de …) ou Maïté pour ma façon de tuer l’cochon , Zizi Jeanmaire pour mon truc en plumes , la mère Cordy pour les bêtises derrière l’église, Dalida pour mourir sur scène , mais BHL , faut quand même pas déconner…Bon dimanche quand même !
10:29 Publié dans Alka-Seltzer | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : blog












