« Sur les bords arides d’un fleuve lointain j’ai du commettre un crime, un petit matin, j’ai , depuis, peur de mes réveils ! | Page d'accueil | Merci pour mon chronomètre ! »

jeudi, 29 mai 2008

Ne me demandez pas où je vais qui je suis

 

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J'ouvre un œil ,puis un autre  , un truc inimaginable pourriez vous penser, puisque la moitié de mon portrait est encore plâtré dans de la plume d'éléphant . Celui ,sur le bon coté, il zoom , radar , un " Libertad ", tableau acheté il y a vingt ans par une artiste merveilleuse qui collage, et comme je recharge me batteries le jour, nuit américaine, la fenêtre entrouverte sur mes volets clos, je crois qu'une porte mal fermée a du provoquer un mistral ,gagnant. Je grenouille encore quelques secondes , oui, la nicotine a bien barbouillé mes murs. Le collage de travers m’offre une preuve de plus.
Mon 22 à Asnières est incroyable , il coupe la séance au bout de 1200 heures !
J’ai du rêver trop fort , Je me suis dessiné Epidaure, Orange, puis aussi un soir au Châtelet , un triomphe, pour me retrouver sur la colline de Pausillipe à me peindre la ville , la baie , Naples. J’ai du aussi être romantique ,  comme au temps du cinéma italien , j’ai joué dans bien des rôles, mon ciné club.
Il y a souvent entre deux prises , le temps d’un changement de décor, un raccord, lumière ou maquillage, un vinyle qui se laisse caresser avec jouissance par mon saphir inusable : un jeune contre-ténor dans Frescobaldi , Barbara Strozzi , des  airs aussi de Serse et d'Ariodante . Un malin à paillettes me swinguait autrefois que « c'est l'heure des privilèges, l'heure du silence appuyé qui s'installe en maître comme un grand roi sur son siège. Vous vous couchez elle se lève. Elle c'est dans le noir qu'elle voit, c'est dans 1'ombre qu'elle commence à glisser sur les tuiles des toits, c’est la nuit… » Rayé, la platine tournait mais le bras de l’engin ne quittait pas le sillon , la chanson n’était pas la mienne, pour moi, pardon, je me répète, elle est américaine. Sur mon piano à mots, j’ai cru pouvoir raconter mes trésors, Milan ou la ville de Sienne, me taire , souffrir mais comme j’aime souffrir à l’écoute d’un chant charnel et céleste , trouver un autre bateau, une danse, un soleil chaud, une autre terre , des armes pour …Mais j’ai du répondre et j’y suis resté 1200 heures . Certes, mon opérateur a coupé mais il est trop tard , je suis réveillé , mon chronomètre s’est enclenché …  

 

Commentaires

Merci pour cette mise en avant de mon blog photo!
Amicalement

Ecrit par : Christine | vendredi, 30 mai 2008

ce blog photo est vraiment beau... merci C.
l.

Ecrit par : linaigrette | vendredi, 30 mai 2008

Oui, j'adOre son travail , c'est pourquoi je pense laisser le lien encore quelques temps. J'y vais me promener souvent , ça me , ça me fait énormément de bien !

Tu sais, pour comprendre l'histoire du chronomètre, nouvelle note...J'ai laissé dans un salon un message sur la table , en évidence, of course . Pourtant un jour, il y a 25 ans, j'ai posé, nu, mais pour des étudiants dans une école d'art . Mais il y a vingt cinq ans, aujourd'hui , ce n'est plus possible !
Alors dans ce salon, j'ai laissé ce message :

"Un type de talent avec un pola a souhaité me numériser de haut en bas et de bas en haut...J'ai hésité puis , comme le travail est pas mal, beaucoup mieux que le sujet , voilà , me voilà, nu , entièrement"

J'ai quelques visiteurs de plus mais même nu, en photo, ça ne marche pas !

Bonne journée, bonne fin de journée et surtout bon week-end...
La semaine prochaine, je récidive, je nuit .
Bises à toi,

Ecrit par : cultu pour linaigrette | vendredi, 30 mai 2008

comment ça c'est plus possible de poser nu? et Botero alors comment ki fait pour peindre ses belles bonnes femmes, hein?
bon WE aussi je vais peut-être me droguer grave au rhum... les clim. de salles de conf. recyclent les virus et je ne suis qu'un immense éternuement!
l.

Ecrit par : linaigrette | vendredi, 30 mai 2008

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