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vendredi, 13 juin 2008
Joyeux Noël
A un moment, il a cru voir de la lumière sur le paquebot. J’ai pensé aussitôt à un Playmobil agent de sécurité. Mais il insistait, pour lui, la croisière s’amusait. Les Portos, le Primeur, et les cinq Kanterbraus avec son Loto ,le gros lot du 25, c’en était trop.
Un week-end,son mardi, j’ai cru que j’allais l’assassiner.
Il était deux heures ou trois et je l’entendais chanter mais pas sous sa douche.A l’époque un truc qui passait sans cesse à la radio, un type qui remplissait des chapiteaux avec des briquets levés et des gamins qui faisaient lalala,lalala, lalala pendant des heures.
Mais lui il chantait et de plus en plus fort .J’ai pensé à son Porto , à un Loto pour un gros lot et quelques Kanterbraus , un coup de trop , mais soudain le mur de carton qui séparait nos cages s’est transformé comme du papier à cigarette et je l’ai entendu pleurer longtemps en fredonnant un truc du genre : « Ce serait la maison du bonheur… »
Deux noëls plus tard, le paquebot fut baptisé.
Quant à lui, je ne sais ou il a échoué.
J’avais envie de parler de solitude et des fois,comme aujourd’hui, je pense à lui.
14:35 Publié dans Alka-Seltzer, Raconte moi..., Si tu savais ! | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : nouvelles et textes brefs, cabu, une choucroute au vin blanc garnie william saurin 800g, knackis




Commentaires
la solitude a parfois des relents amers
merci cultu pour ce récit poignant
Ecrit par : laurent | vendredi, 13 juin 2008
mais c'est important de penser aux absents (quels qu'ils soient)
Ecrit par : laurent | vendredi, 13 juin 2008
salut p'tit gas!
c'est beau comme un chardon fleuri dans un tas de rocaille,ton texte!
Ecrit par : tarmine | vendredi, 13 juin 2008
... un jour il est venu puis un autre jour puis il n'est plus revenu... quelque temps après elle le reconnaît au foyer d'un théâtre... enfin ils se reconnaissent... et puis il revient en passant et il passe souvent... il a une espèce de mob en voie de disparition avec une caisse à l'arrière pour trimballer ses achats ses gâteaux secs son casque son béret noir doublé mouchoir blanc ses lunettes... dans la rue où ils sortent prendre l'air il la prend doucement par le cou en rigolant... et comme les moineaux en gogette il lui offre des copies de CD en yiddish une gamelle de salade de blé une orange... et puis quand ils se quittent ils s'embrassent à l'américaine elle dit a closemouthed kiss... tiens un rayon!
Ecrit par : linaigrette | vendredi, 13 juin 2008
Je cherche le titre d'une chanson mais je ne le retrouve pas !!!
La caféine réveille mes neurones les unes après les autres, mes deux cerveaux baillent ...mais je ne retrouve toujours pas le titre ! Merci, je t'embrasse très amicalement. Christophe
Ecrit par : cultu pour laurent | samedi, 14 juin 2008
Déjà , j'aime beaucoup ta phrase.
Pas seulement pour le compliment qui me touche, mais pour les mots plumés , l'encre.
Merci et à bientôt j'espère,
En plus " salut p'tit gas" euh...çà me donne soudainement une patate , ça fait bien 25 piges que j'ai entendu quelqu'un me le dire . Bises, j'ose !
Ecrit par : cultu pour tarmine | samedi, 14 juin 2008
J'ai étalé des partitions, des lettres, des photos, des petits mots sur les premiers post-it fluos qui autrefois tapissaient le frigo US quand au petit matin...J'ai toujours adoré l'été brûlant dans Astoria et la clim infernale qui refroidissait à peine toute la maison rouge qui restait volets clos pendant quelques mois à cause du soleil ...Oui, un rayon, il me réchauffe . La saison semble commencer plus tôt, des oiseaux d'acier survolent mes lacs, tu sais, quand il fait très beau, je peux même ...Celui ci est en partance pour le Maroc ! Oui, un rayon, il me réchauffe...
Ecrit par : cultu pour linaigrette | samedi, 14 juin 2008
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