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lundi, 30 juin 2008

Les plongeurs (illustrations Manuel Vich)

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samedi, 28 juin 2008

Il peut en avaler combien votre paquebot ?

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Fallait le voir diriger les camions pour que l’ogre les avale. Il rêvait d’un taureau mécanique, son taureau, son attraction. Il connaissait tellement les chiffres… Le Kamikaze mesure 20 mètres de hauteur, 18 mètres de longueur et 8 mètres de largeur … J’ai 42 ans le 4 juillet ...Parfois je danse avec loups ... 50 attractions sur un minimum de 15 hectares , mais faut rajouter pour les croqueurs . ..Un jour à Newcastle il a vu « Angel of the North » . .. La sculpture d’Antony Gormley c’est 20 mètres de haut et 54 d’envergure !... C'est une attraction à sensation forte avec des accélérations à 4G , 4 fois le poids de votre corps, en positif et en négatif…


Il peut en avaler combien votre paquebot ?

En fait, il avait toujours des questions et des tas de questions à poser, des chiffres à raconter, les écouteurs de son lecteur collés en permanence à ses oreilles . Même pour manger, dormir, il y avait continuellement du bruit dans sa tête, il faisait des rêves incroyables, extraordinaires qu’il fallait qu’il partage dès son réveil,avec les autres, parfois les clients, parfois aux loups, parfois à maman. Tous les soirs quant elle faisait sa caisse, elle le laissait tourner sur sa chenille toutes lumières éteintes. Le manège tournait ainsi dans la nuit noire et silencieuse rythmé par les seuls bruits mécaniques de l’attraction, bruits qui s’accéléraient quand la vitesse augmentait. Il était là, cheveux aux vents, les yeux clos, les bras en croix , un sourire magnifique affiché,figé . .. Un jour à Newcastle il a vu « Angel of the North » ... La cabine était à peine éclairée , elle remplissait les pièces dans les tubes, elle le voyait ,là, immobile , comme une statue, tourner de plus en plus vite, comme il aimait.

Elle râlait souvent après lui quand il causait trop fort mais c’est à cause des oreillettes à fond la caisse comme elle disait. J’suis pas sa mère , j’ai pas à lui gueuler d’sus mais il va d’venir sourd dingue , puis elle pouffait d’rire comme si c’était si drôle ce qu’elle venait de dire en reposant la bouteille de Blend. Parfois, je le laissais tourner un peu plus, le temps de détacher les loups , de leur préparer leurs gamelles, de lui étendre sa lessive , lui faire le lit, lui préparer son repas. Un jour, j’ avais voulu l’embrasser comme on embrasse son enfant mais il m’avait allongé aussi sec une droite . Il avait hurlé « décollage immédiat » , hurlé si fort que …Il m’avait répondu que je n’avais jamais eu d’enfants alors comment j’ pouvais savoir comment il fallait embrasser un enfant. Je ne lui en ai jamais voulu. Une fois,il est venu comme tous les soirs, pour son tour de manège ,avant la caisse et j’ai essayé de lui expliquer , d’lui dire, que peut être, elle aussi, elle cherchait.
Il m’a regardé un instant avec son sourire magnifique puis il est allé s’assoire dans la chenille, les bras en croix, il a fermé les yeux et avant d’hurler « « décollage immédiat », il m’a dit :

- Alors, on s’cherche tous une mama !!!

dimanche, 22 juin 2008

Boulevard Thiers

Quand elle me faisait traverser la grande route, elle m’empoignait. Ses vieilles mains tachées me serraient très fort , elle tournait la tête ,de droite et de gauche, plusieurs fois, avant de se lancer. En été , derrière la vieille battisse de briques rouges, il y avait des fous qui se jetaient dans le vide du haut d’un dix mètres. J’ai vu l’homme canon retomber sur un matelas géant, un jour, dans une épaisse fumée blanche sous les applaudissements de la foule, la fanfare de l’immense parade qui venait de parcourir la ville, les odeurs de la ménagerie , les fanions multicolores qui claquaient au vent du Nord sous ce soleil de juillet. La cour était minuscule mais nous pouvions à la craie dessiner des poissons , un pendu, une marelle, un sens interdit ,des étoiles, des mots d’amour, d’autres, obscènes, des flèches dans tous les sens dont une qui menait à la planche trouée .Le trou dans le seau en plastique, son couvercle, des journaux empilés, des mouches, des mégots écrasés, une très vieille carte postale usée sur la porte du "clown triste" de Buffet , une autre rigolote de Poulbot : t’as pas de culotte ! Non, il fait trop chaud. Dans la pleine nuit silencieuse et mystérieuse malgré ce vent des premiers jours ensoleillés qui secouait bruyamment les tuiles du toit amoché , je l’entendais pisser dans son pot de chambre en métal , l’imaginant relever sa vieille robe de chambre épaisse , sa chemise de nuit, baisser l’une des ses larges culottes comme celles suspendues sur le long fil du jardin ; la vieille cour ,tard, était si froide. Sous son lit, aussi, des tas et des tas de magazines sur la mode à Paris, des mots fléchés incomplets, des recettes découpées, des pages cornées sur des histoires à l’eau de rose pas terminées , une paire de tong , un rouleau de papier toilette , des chaussettes orphelines , un bas à varices et de nombreux papiers de bonbons de toutes les couleurs, comme les craies de la cour où nous pouvions dessiner.Sur un vieux Radiola à six énormes piles, je l'ai souvent entendu chanter de sa cuisine l'amour à l'eau de rose comme dans ses magazines en épluchant les patates du midi alors que sur le trou dans le seau en plastique de la cour, la porte grande ouverte, je regardais dans le ciel, par dessus les maisons rouges, ces fous qui du haut d'un dix mètres plongeaient dans l'eau glacée de la piscine municipale. J'aurais tant aimé savoir lancer haut la baguette et la faire tourner entre mes doigts comme les majorettes de la parade mais je n'étais pas si agile, je ne pouvais que parader au pas militaire entre les trois murs faisant claquer mes souliers du dimanche sur le pavé humide et frais de la petite cour triangulaire . J'ai vu un Monsieur Loyal allumer une longue mèche pétaradante comme le feu d'artifice d'un 14 juillet pour que l'homme canon s'envole dans les airs pour retomber sur un matelas gigantesque, loin, très loin sous des tonnerres d'applaudissements avant que la foule s'engouffre sour ce chapiteau géant pour que le spectacle , enfin, commence. J'ai vu tant de femmes aux seins nus couvertes de savon, d'autres enroulées dans de si grandes serviettes de bain, les cheveux tressés dans des tissus éponges , des odeurs de corps et de savon de marseille , de l'eau, mousseuse, blanche, se répandre sur le carrelage jaune ,de la buée sur des miroirs abimés , des bancs blancs comme ceux d'un hopital , inconfortables, où papotaient les dames qui se rasaient les poils des jambes ou parfois la moustache , l'eau était si chaude . Je me souviens de toutes ses mains qui autrefois me savonnaient , me rinçaient pour après m'envelopper dans ces serviettes rèches.Les mains de ces vieilles femmes qui me séchaient,m'enlassaient, m'habillaient, me coiffaient . J'ai du des milliards de fois fermer les yeux quand leurs tendres baisers me couvraient, même si j'étais si impatient de pouvoir un jour ,après la caisse , emprunter seul ,enfin, le couloir réservé aux hommes qui menait aux douches . J'adorais les hivers interminables lorsque nous y allions trois fois par semaine , le souvenir de toutes ses mains qui me frictionnaient la tête longuement pour sécher mes si longs cheveux bruns pour qu'elle puisse me couvrir de ce bonnet de laine rouge avant de quitter les bains douches et traverser le boulevard Thiers .J'ai vu ce clown acrobate, contorsionniste, jongler avec des tartes à la crème puis s'enfermer dans une valise aussi grande que la mienne, le jour où tu m'as arraché, un train,puis d'autres, pour Cancale, l'école militaire. J'ai appris à marcher au pas , baisser les yeux, pêcher des couteaux avec un peu de sel, gonfler des voiles, t'écrire sans faire de fautes , sourire sur les photos de classe , manger des épinards et des oeufs à la crème béchamel, prier leur dieu, levé le drapeau aux aurores, chanter en canon devant des chefs et des sous chefs , puis un jour je n'ai plus reçu de colis. J'ai longtemps cru qu'elle m'en voulait de ne pas être le premier jusqu'à ce que je comprenne que c'est toi papa qui a tué grand maman.Depuis, seul, j'emprunte le couloir réservé aux hommes qui mène aux douches.


samedi, 21 juin 2008

Information

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Bonjour,
Afin de sécuriser nos services, notre centre d’hébergement procédera à une maintenance électrique le dimanche 22 juin 2008 entre 3h et 5h (Paris Time). Pendant ces 2 heures, toutes les infrastructures du centre seront déconnectées et le service de blogs ainsi que vos blogs ne seront pas accessibles. Nous vous remercions de votre compréhension.

Bien cordialement,
L'équipe Hautetfort.

linaigrette

 

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Tu sais quoi, je n’accède plus à ma sorbetière ( ?)

Ils m’ont demandé de changer mon mot de passe mais j’ai du le faire le soir ou j’ai du TcHiNer pour mes rides d’expressions...euh...ma ride d'expression. C’est la course à l’échalote, pour diverses raisons, trop longues et inintéressantes à expliquer, je dois me trouver pour mon boulot un passeport et au plus vite…
Ce matin, je demande à l’un des miens de surtout ne pas oublier de me régler Big Ben sur 08h00 malgré ma nuit blanche business mais il oublie d’actionner le carillon pour la bonne (lire :la bonne heure).Il a mécanisé la machinerie pour 20 heures ! Du coup, la grosse cloche de 20 tonnes est restée silencieuse et heureusement que mon horloge biologique elle, elle est bien réglée pour mon brunch café, cigare , café, cigare …
Du coup, je trouve une brosse à dent, un jean, des chaussures , du machin sympa à mettre sous les bras pour les hommes modernes et me voilà courir après tous les tramways dans la grande métropole…Bon bah voilà, au moment d’essayer de mettre en ligne ce message perso, il y a une bouteille de soda vide qui vient de se jeter dans le vide du haut de ma tour infernale ( ?) .


J’ose pas passer la tête par la fenêtre pour regarder en haut, la prochaine pourrait être pleine et m’abîmer l’portrait.

La dame, elle a bien dit : sur les 2 photos, pas de lunettes, faut surtout pas sourire (pas de problème aujourd’hui, enfin hier) , les cheveux ne doivent pas cacher le frontibus , le neztibus, le mentonbus…Alors, il n’est pas question de prendre le risque de me cicatriser la face , point de suture et sparadrap à cause d’un soda US (si c’est un soda US, j’ai reconnu les couleurs de la firme sur les éclats de verre brisés de la première bouteille fracassée sur la Cadillac rose 5 litres à quatre cylindres du gardien ).

Dis, t’as déjà essayé de prendre une photo dans les nouveaux appareils certifiés ministère du truc pour les papiers importants…Il y a une voix pénélope qui t’explique tout mais alors tout …Si tu loupes, c’est que vraiment ! A un moment, il faut caler le z’ yeux, le bouche, le z’oreilles, le ride et tout ceux qui vont avec dans un rond , bien dans le rond. Certes, j’avais pas sucé, de Lysanxia (des fois je change de molécule) , j’étais énervé comme un éléphant qui en a marre de faire le pitre dans un tour de cirque infernal et qui rêve d’une semaine de 4 jours et d’un droit à la paresse irrévocable (je sais pas si c’est bien le mot), j’en voulais un peu à Big Ben , sa grosse cloche de 20 tonnes … mais véridique j’ai pas trouvé le rond !        

Bon, je te souhaite un très beau bon week-end sous le soleil exactement, sous le soleil , sous le soleil (presqu’exactement de ma fenêtre ouverte)  

Oui j't'...

jeudi, 19 juin 2008

Sous le plus grand chapiteau du monde

 

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-Si si, je vous assure, enfin, si je peux...PPDA est viré !
-Nan, c'est une connerie !
- Non, je vous ...euh...je t'assure que PPDA est viré !
Il me regarde dans le noir de la cafétéria mal éclairée avec ses gros yeux comme si j'étais d'une autre planète. Un moment, j'ai cru que c'était à cause de mes cheveux rouges . Enfin, ils sont pas rouges mais le distributeur  a un néon comme dans les blocs opératoires du Docteur House et ce néon fout sous les sunlights les paquets de Malabars, Carambars, les barres de chocolat Milky Way et autres gélatine de cochon fluo bien emballées ainsi que mes lunettes aux montures rouges, c’est pourquoi, ma perruque, elle est rouge , dans la cafétéria, à 02h00 du matin, dans la pénombre du bloc espace détente !
-Si si, je vous assure, enfin, si je peux...PPDA est viré !
-Nan, c'est une connerie !
- Non, je vous ...euh...je t'assure que PPDA est viré !
Non, ce n’est pas que mes lunettes, je lui fait peur !
Un moment j’ai cru qu’il allait m’annoncer d’autres catastrophes , qu’il voulait m’annoncer d’autres catastrophes comme si j’étais Paul Fournier , victime d’un naufrage en 1905,et je m’étais fondu, réveillé 101 ans plus tard d’un bloc de glace et en très bon état !
Oui, 2008 – 1905 = 101 et pour les cinéphiles, tout le monde aura reconnu « Portier de nuit » !

 

Je vais quand même me resservir un café pour poursuivre...

 


Bon, les matheux et les puristes, je vous laisse corriger par vous même, hein !


Donc, la bouche étouffée de madeleine pur beurre sous plastoc , j’ai cru qu’il allait m’annoncer le décès de Pompidou ou celui d’un ministre de l’information avant 1969 ou que Madame Xavière Tiberi allait remplacer au pied levé le guignol de TF1 qui officiait sur la chaîne maçon bien  avant  qu’elle bétonne le PAF !
Oui, le PAF , en matière d’infos, c’est comme une ZEP mais une ZEP sous le contrôle de son ministère de l’info comme avant 1969. Certes , la presse écrite aussi est en très grande partie sous contrôle du béton, non , ma langue à cimentée, pardon, non, la presse écrite, donc, en très grande partie est aussi sous le contrôle de son ministère de l’information, celui d’avant 1969 ! 
- hein ? Non, pas de …C’est un peu étouffe chrétien même avec du café lyophilisé.
- Mais tu t’intéresses pas à l’info ?
- Bah si, mais à 20h00, je suis ici, alors, je ne peux pas assister à la messe sur la chaîne machin ni comme sur les autres !
- Oui, m’enfin, tu …
- Bah non, je ne regarde jamais les messes de 20h00 !
- Tu crois qu’il va faire beau ce week-end ?
- Peut être, peut être pas…
- T’es pas bavard !
- Désolé, je suis un peu contrarié.
- Contrarié, mais par quoi ?
- Je suis fâché avec mon chien !  
- Ha ?
- Oui !
- Et alors !
- On dit que les gens qui n’aiment pas les z’animaux , bah ils aiment pas les z’humains !
- Non, mais t’es juste fâché , c’est pas très grave !
- Oui, mais je déteste de plus en plus les humains .
    
 

mercredi, 18 juin 2008

Aujourd'hui, on ne parle que de moua !

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mardi, 17 juin 2008

Mamie je t'aime

 
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J’ai du rêver qu’elle me tienne la main . Non, elle ne me tenait pas la main, elle me l’écrasait. Traverser la route, les routes , c’était une aventure inquiétante. Tout était inquiétant pour elle : Traverser la route, un chien sur le passage, parler aux guichets, la marche de l’escalier du bus, louper le train pour  Paris, le long tapis mécanique à Montparnasse, la café en terrasse qui tardait, les piétons pressés, le strapontin du métro qui n’était jamais libre, la gare de triage qui la nuit gémissait acier, les néons verts et rouges plus bas, les dames trop bien habillées, les inconnus au téléphone, l’achat de son billet de retour, qui allait pouvoir l’accompagner jusqu’à la gare du Nord, trouver un taxi qui ne lui fasse pas, pensait elle, visiter tout Paris …Tu sais, elle commence à être très âgée, c’est normal, cette anxiété. Mais un jour bien avant qu’elle ne s’endorme pour toujours, elle m’avait raconté que déjà, toute petite, même bien avant les guerres, elle avait peur. Elle avait toujours eu peur ,de tous, de tout , même mariée, elle …Tu sais, je ne l’explique pas, c’est comme ça, bien sur que je l’ai aimé, très fort, mais de toute façon , toutes les jeunes femmes devaient se marier . J’ai eu peur de tout, du jour, de la nuit, de la vie, mais de toutes mes blessures, de toutes mes cicatrices ouvertes qui ne se refermeront jamais , ce qui me fait encore plus mal , c’est qu’eux aussi, ils ont peur… comme toi !
 Tu sais, je ne l’explique pas ...   
 
 
 

lundi, 16 juin 2008

Swanee

 

 

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bah oui, le lundi, pour tous, c'est jamais très fastoche car c'est que le premier jour et que va falloir parfois empiler tant de frustrations, d 'énervements , de cafés, de plans sur la commette qui n'aboutiront jamais ou parfois qui aboutiront quand même, faut pas voir tout comme un mois d'automne ! Et pourtant, ce matin je chante :


"...Je chante pour Swanee, pour Swanee mon ami
    Chanteur et musicien américain
    Je chante pour Swanee et ses souliers vernis
    Qui marquait le tempo de son banjo.."


Non, ce n'est pas un numéro de cabaret glauque que je vous raconte ce matin, mais pourquoi j'ai cette chanson sur le bout de langue ?

J'aime bien ce juin qui pour moi s'achève.

Oui, la moitié du mois, pour moi, c'est terminé.

J'avais un RDV il y a une heure et j'ai traîné un peu , il y a du soleil, j'ai même usé du temps , abusé d'un expresso au bar en regardant la première agitation du lundi matin .


Je devais être dans mes lunes mais je suis rentré, j'ai posé les clés sur le meuble sur lequel on pose tout et n'importe quoi en arrivant, je me suis déchaussé, dévêtu et je me suis même pas aperçu que mon Labrador en avait profité pour sortir et que je lui avait claqué la porte au nez.

D'un coup, j'entends sonner à la porte !

Oui,enfin,non, ce n'est pas le meilleur ami de l'homme qui...Mais la femme de ménage des escaliers de l'immeuble qui qui ...

- Nan mais qu'est ce que tu fous là toi ?
- il s'appelle comment votre chien, il a l'ai si gentil ?
- comme moi !
- et c'est comment votre petit nom ?
- euh...non, il est gentil comme moi !
- vous êtes au chômage ? 
- ?
- bah vous n'êtes pas rasé, en caleçon Hawaï , et vous avez de ces poches sous les yeux et je vous vois souvent le lundi matin sur le banc devant le Trésor public ...
- Harry Houdini
-  ?
- Non, ce n’est pas un gros mot , c’est le nom de mon chien.
- Je vous embête, désolée mais comme votre chien n’arrivait pas à atteindre la sonnette, j’ai pensé que…
- Vous voulez du café, enfin un café ?
- Merci , mais j’ai 4 étages à terminer et 10 cages.
- Ha, vous bossez aussi pour le Zoo ?
- Il y a un zoo ici ?
- Non , j’essayai juste d’être drôle
- Ha, vous êtes amusant Monsieur
- Non !
-  ?
- Je suis seulement gentil …
- Oui , je sais , comme Mouloudji
- Non , ce n’est pas Mouloudji mais Harry Houdini …
- Moi aussi Monsieur,  j’ai juste essayé d’être drôle
- Alors comme moi, comme Harry Houdini, vous aussi, vous êtes…
- Vous avez un concombre ?
- Pardon ?
- Oui , un beau concombre , vous avez ?
- Non !
- Dommage, car en coupant des tranches pas trop épaisses de ce légume, vous pouvez facilement faire dégonfler vos poches, sous vos yeux !
- Avec un reste de carottes râpées au citron, ça peut marcher ?
- Pour le teint , oui, mais le citron …
- Bah il n’y en a pas beaucoup vous savez…
- De ?
- Bah de citron, dans ma salade de carottes…
- Des carottes même avec peu de citron au petit déjeuner avec un café pourquoi pas mais faut les avaler , enfin, les manger et non les…
- En fait il s’appelle pas Harry Houdini !
- Vous avez besoin de soleil Monsieur !

- Faut dire que les escaliers ne sont pas très éclairés, il n’y a pas beaucoup de lumières et …
- Non , mais vous êtes pale, très pale je trouve et après un beau voyage vous seriez encore plus gentil, j‘en suis sure !
- Mais c’es très gentil à vous en plus de faire briller le zoo  de distribuer aux locataires dans le besoin des conseils cosmétiques points coûteux et des billets d’avions pour des destinations très ensoleillées.
- Le trésor public va ouvrir !
-  ?
- Oui , tous les lundis matins, vous êtes devant le banc à attendre l’ouverture du…
- Non , je n’attends pas l’ouverture du trésor public mais je fais exprès de traîner sur ce banc pour regarder les fleurs des jardins de l’hôtel de ville que je trouve très belles et surtout pour que ça sèche !
-  ?
- Oui , votre javel qui nettoie ma cage , il a le temps de sécher et comme ça je ne sali pas

- Et c’est quoi alors son petit nom ?
- Christophe !
- Non, celui de votre chien
- Muhammad Thakurufaanu Al-Azam
- J’arriverai jamais à retenir , je préfère l’appeler Harry…
- Non , c’est Sultan !
- Ha ,
- Oui , je sais , c’est pas très original mais…
- Il y a quand même plus proche et moins onéreux que les Maldives, vous ne croyez pas Christophe ?
-  ?...Euh…combien de sucre dans votre café ?
- J’ai pas le temps, la prochaine fois, j’ai encore beaucoup à faire et je vais arriver en retard à la fac !

"...Je chante pour Swanee, pour Swanee mon ami
    Chanteur et musicien américain
    Je chante pour Swanee et ses souliers vernis
    Qui marquait le tempo de son banjo.."-     
 

samedi, 14 juin 2008

Pola

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15:26 Publié dans BoToX | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : avatar

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