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mardi, 29 juillet 2008
MA GNI FI QUE

- Katia : "Avec qui ?"
- Pierre : "Avec brio... C'est une expression si vous voulez."
- Katia : "Non mais je faisais de l'humour… Vous voyez avec moi ça ne marche jamais."
Donc , oublions un instant Josiane pour revenir à nos touristes visites.
MA GNI FI QUES même si j’ai du quand même me taper toutes sortes de queues. La plus longue, la plus dure, fut celle du second étage avant d’atteindre le top, le sommet , de la tour.
Par tempêtes, elle peut basculer de 10 cm par vents de 185 km , incroyable, non ?
Bon , après les queues, je suis aller sucer .
Une boule, une seule, praliné citron et coriandre sur le bord des quais , l’île Saint Louis, avec d’autres touristes, d’autres gourmands et des tas d’amoureux insolents .
Je suis rentré tard car …( j’abrège, c’est pas cochon mais c’est pas spécialement intéressant et quand c’est trop long, je suis sur que vous allez zapper sur du voyages par cher ou déjà remplir une demande de congés en 4 exemplaires pour vos chefs , petits chefs et petits petits chefs !)
Donc, hier, sur la route, comme dans la chanson, il noircissait le ciel, d’un coup ! Quand il noircit ainsi , j’adOOOOOOOOre. La pluie qui suit , le tonnerre, les éclairs, la terre mouillée qui remonte à mes narines . Alors comme mon Futon est collé sous la window , je laisse les volets grands ouverts comme la fenêtre . Après une douche calcaireuse et chlorée dans ma bathroom toute neuve , je plonge donc sur mon japonais et dans un silence jouissif , je laisse mes sens, ceux qui sont encore éveillés savourer les vents et les marées avant de disparaître dans des sommeils…parfois agités.
Le truc, quand tu t’agites la nuit, pour X raisons et non pas pour des raisons X , faut faire gaffe quand tu relèves la tête pour appeler au secours , car la fenêtre, elle est toujours grande ouverte , elle n’a pas bougé de place , ni ton lit à X cauchemars et …T’as tellement mal à la caboche mais cette fois physiquement que tu oublies vite la ou les raisons de tes agitations .
- Allo, Josiane, oui, MA GNI FI QUE , ma nuit.
Si tu as un appel de ce genre au petit matin, faut faire gaffe aussi.
Vite analyser et comprendre que Josiane n’a peut être pas 120 points de sutures sur le crane mais que sa nuit à elle, comme d’autres, nuits, fut aussi agitée pour X raisons et non pas pour des raisons X et qu’il va falloir ruser en lui balançant un MA GNI FI QUE pour couper court à la conversation avant qu’elle se vautre pour plusieurs heures sur ton divan !
Bonjour ,
Oui 120 points de sutures .
Non je ne suis pas de Marseille.
Oui j’ai une bathroom toute neuve ( fera l’objet d’une autre note).
Non j’arrive pas à faire plus court.
Oui , il doit y avoir des tas de fautes.
*COP : conseillers d'orientation-psychologue
11:42 Publié dans Alka-Seltzer | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note | Tags : cop, sucer, pour x raisons et non pas pour des raisons x, nouvelles et textes brefs
samedi, 26 juillet 2008
J’ai vu des écureuils verts grimper sur les lignes à haute tension





La neige était rouge mais rouge sang. J’ai vu des écureuils verts grimper sur les lignes à haute tension. La machine à laver s’est emballée soudainement, position essorage, me pourchassant à travers le salon, le couloir. Il y avait comme un côté Shining. Ma femme qui portait une barbe de trois jours laissaient courir ses jambes, bas résilles, découpées de son tronc, sur les plafonds fraîchement repeints laissant derrière des empreintes d’ours. Je l’ai vue relaxer ses doigts dans un bain de Tequila haricots rouges, même couleur pimentée que ses lèvres gercées, il fait froid, c’est l’hiver. Comme un puits asséché, la machine à café expresso hurlait son dernier nuage de vapeur, une goutte torréfiée s’effondra sous la chaleur contre la faïence éméchée ébréchée, nicotinée de ma tasse cendrier. Un aigle vautré dans mon canapé piquait de son bec le cuir capitonné du meuble britannique récupéré d’une vente aux enchères; un barbier assassiné. La télé ronronnait du jambon sous plastique pour des familles heureuses, la radio sifflotait des bulletins météos sur l’Autoroute FM, mon portable dégoulinait de silence, les ongles de mon épouses se durcissaient, ses jambes tentaient de m’étrangler, je déchirais le filet de ses bas, gravais des morsures sur ses mollets mais j’étouffais, j’étouffais, j’étouffais…
- euh, oui, non, enfin, je viens de faire comme un cauchemar
- tu veux un verre d’eau ?
- non, euh, oui, tu sais… enfin, en fait, elle sèche vite cette peinture, non ?
- bon, love, dans l’ordre aujourd’hui : appeler EDF pour augmenter l’ampérage, ton héritier doit finir son exposé sur les écureuils, Darty doit passer pour la machine à laver, je dois passer chez l’esthéticienne, toi chez ton kiné, réserver une table pour ce soir chez le Mexicain, acheter du café, nettoyer la cage des inséparables, mettre la housse sur le canapé, préparer des sandwichs au jambon pour ce midi, prendre RDV chez le véto pour le détartrage
Les bas, les bas résille
Et là, je suis mort, étranglé !
11:17 Publié dans Zoom | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note | Tags : expresso, nouvelles et textes brefs
jeudi, 24 juillet 2008
Happy grapes

12:15 Publié dans Raconte moi... | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : madame, castafiore, tanin, négrette, nouvelles et textes brefs
mardi, 22 juillet 2008
le baiser de l’hôtel de ville

J’ai toujours su que dans l’enveloppe kraft scotchée au fond de la boite à gant de sa Peugeot 404 Berline Super Luxe il y avait un revolver argent 357 Magnum . C’est une époque où il fallait bouffer du soleil, s’étendre, s’entendre soleil. Soleil, soleil, il fallait en dévorer à l’ indigestion. La mode était aux tournesols en plastique qui ornaient le béton qui déjà était né .Ca cocotait le patchouli, l’encens, la pisse dans les premiers Otis qui te faisaient grimper au 12 ème . Il y avait là aussi déjà les premières morsures d’une époque qui tapissaient, gravaient la tôle de la cabine : des enculés, des fils de putes ou des mort aux cons. Du haut de ta cage que tu croyais dorée, t’avais une vue sur des milliers de chantiers, de terrains vagues, de cars qui ramassaient les centaines d’ouvriers qui les menaient à d’autres dortoirs. La nuit, aussi beau que dans le générique de « bonne nuit les petits » , je me souviens de toutes ces lumières aux premières lucarnes dans ce gris métallique ou d’immenses grues athlétiques dressaient leurs bras sur la ville comme pour nous protéger, nous rassurer . Lui, il disait que même les derniers liftiers des grandes boutiques puaient la laine de mouton ou le fromage de chèvre et qu’il croyait pas une seconde à la maison bleue adossée à la colline. Il avait des cicatrices sur tout le corps, je ne les ai jamais vu , mais il en avait bien d’autres plus apparentes.
Quand il voyait du Doisneau qui s’embrassait, le baiser de l’hôtel de ville, il avait comme des malaises, la tête qui tournait. Cette jeunesses insolente, elle lui faisait tant de mal.
Aujourd’hui, allongé , à poil , sous une mince couverture qui me mène au bloc , un peu plus encore abîmé, j’ai les yeux fixés au plafond et je vois défiler d’autres néons dans le bleu électrique de cette clinique. En attendant le monte charge, un Otis peut être ,qui m’accompagnera plus bas, je pense à lui .
La 357 Magnum est certainement l'une des meilleures cartouches de revolvers mais il s’est encore loupé.
De l’hôpital, de la prison, il disait que s’il devait quitter la France pour un exil , c’est Guernesey .
Un jour, j’ai su qu’il avait apprit à lire et qu’il aimait Victor Hugo.
11:38 Publié dans Zoom | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : revolver argent 357 magnum, guernesey, victor hugo, nouvelles et textex brefs
lundi, 21 juillet 2008
Hôtel ...de ma plage !

L’idée serait de mettre de lourds rideaux épais pour plonger la pièce dans le noir total mais je n’aime pas les rideaux. Enfin, ceux que je pourrais aimer ne sont ni lourds, ni épais et je sais que mes tigres s’agripperaient, les fenêtres restent comme elles sont depuis longtemps, déshabillées.
Il reste les volets de bois, qui peuvent plonger une partie de la salle dans la pénombre mais le jour s’infiltre vite entre les lattes puis pour fermer ceux de la baie vitrée, il faudrait expulser toutes les fleurs, les pots, la terre, les pelles, les balconnières, chasser les araignées…pour déplier le grand volet de bois moisi qu’il faudra bien un jour repeindre.
De toute façon, je ne suis plus fatigué mais 07H00 …Ce n’est pas que c’est très tôt, mais le soleil déjà…Je me suis imaginé prendre délicieusement un premier café et commencer un nouveau chapitre …les félins tournent déjà autour de moi , viennent se frotter , me câlinent …Le matin, le ventre vide, ils m’adorent, après, ils retrouvent leur savane , m’oublient, m’ignorent …
Le parquet craque, il faudrait retrouver le fauteuil planqué sous du linge, la couette, un sac de sport, une veste pour le libérer et tout déposer ailleurs, mais où ? Le pire ce serait de faire de tomber les clés, un imposant trousseau, comme s'il était châtelain ?
Il y a quelqu'un dans mon lit !
Il y a quelqu’un dans mon lit mais comme ce lit est aussi près du fauteuil, de la planche rouge vissée à quatre pieds métalliques sur lequel repose mon jardin, de la petite table encombrée de magazines , de bougies effondrées , d’un cendrier obèse , de la bibliothèque en désordre…
J’ai trouvé un vieux tabouret comme une vieille chaise de jardin public aussi vert et rouillé qui a résisté à tous les temps, toutes les tempêtes, toutes les fanfares du quotidien et j’ai posé ma tasse tiède sur la machine à laver le linge . Je suis adossé à la pierre froide et humide de l’évier, je regarde la mire de mon micro onde qui se trouve face à moi et à ma gauche, je vois, par-dessus les arbres, des courageux grimper, en seconde, pour regagner le trafic. Tu ne peux grimper qu’en seconde ce col qui t’amène parmi les autres, je sais de quoi je parle, je l’empruntai encore la semaine dernière.
Il parait que mercredi il fera très chaud.
Non, ce n’est pas la radio mais hier, on m’a dit que mercredi…
Véridique, j’ai du voir une maison bleue en cours de construction, au Kenya, une maison qui du toit, de l’immense terrasse…J’ai du continuer un moment à zapper sur du déjà vu, revu, chaud, froid, sans oreiller, avec , un verre d’eau…
Il faudrait refaire la cuisine !
Elle est laide.
Le chien dit bonjour à la poubelle.
Tous les matins au réveil, il est devant.
Il l’observe, la renifle, parfois la lèche.
Un bon moment, il reste près d’elle, comme si elle allait un jour s’ouvrir toute seule et que dégoulinerait rien que pour lui les restes d’un dimanche.
Mon lit est toujours occupé.
Mon lit comme les quatre pièces en une : dortoir, salon, salle à manger et mon jardin sur ma table rouge vissée à quatre pieds métalliques.
L’évier est inconfortable, dur…
Il faudrait pouvoir ouvrir la fenêtre de la kitchenette , traverser un jardin, descendre un petit escalier en pierre qui donne sur une plage de sable fin, marcher un peu, piquer un plongeon dans l’eau froide matinale de l’océan puis commander au plagiste qui commence à installer le décor de bien vouloir me servir un premier café , avec ou sans croissants , avec ou sans lui…
- Accordez vous une pause jeune homme, le temps d’un amer devant la mer. Les huilés arriveront bien plus tard avec leurs moutards , leurs chapeaux de paille, leurs fesses musclées prêtent à cramer, leur lunettes de stars sur des engins motorisés pour battre en neige le blanc de l’écume …sans sucre !
Bon, je commence vraiment à ma statufier, marbre, la poubelle bave un reste de sauce des pâtes à la tomate que le chien lèche, j’ai mal au cul sur le fer du tabouret , au coup, je vais l’appeler sur son portable, l’inconnu sera obligé de se réveiller :
- Allo
- Euh…allo, yes…
- (silence)
- but, what time is it ?
- it’s time to get the hell out of here !
10:46 Publié dans nature morte | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : elle est laide, sexe, châtelin, radio, blogs, nouvelles et textes brefs, premier jour des vacances
vendredi, 18 juillet 2008
Le loup de la côte ouest

Il m’avait promis de louer une Corvette un jour pour faire de la vitesse sur la vielle route. Il m’avait promis tant et tant de choses, je m’en foutais faut dire, comme le temps, le temps que je n’ai pas vu passer …
13:04 Publié dans Raconte moi... | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : caesar's palace, torino, peach springs, nouvelles et textes brefs
jeudi, 17 juillet 2008
Requiem pour un con
Ils pensaient que c’était la cigarette du matin. Pendant ce temps là, sur son vélo d’appartement son père montait les cols les plus ardus scotché devant un télé-achat qui aboyait des affaires incroyables , en sueurs, la veine du front gonflée par tant d’efforts, la salive au bord des lèvres, une oreillette qui rythmait techno , un bracelet serré à son poignet qui calculait les battements de son cœur .De la cuisine, elle , sa mère, tirait sur des Marlboro en récitant " requiem pour un con ". La cigarette du matin arrivait après le premier café trop serré, mais ils pensaient que c’était de sa faute , la cigarette . Pourtant, tous les jours, il dégueulait. Face au miroir, il était rouge, rouge prêt à exploser , les yeux humides mais humides comme lorsqu’on s’étouffe , penché sur le lavabo, la bouche mentholée par le dentifrice , il vomissait .S’agrippant, malade, aux rebords de l’émail, il reprenait son souffle , respirait un quart de secondes puis à nouveau, tout son corps rejetait .Il avait mal, partout, au ventre, à la gorge, au larynx , rien à vomir et pourtant . Le tensiomètre lui affichait des performances exceptionnelles , elle savait qu’avec sa volonté , elle, elle diviserait par deux sa consommation de clopes. Le soleil brillait comme un beau jour de juin sur leur 12ème étage mais été comme hiver, après le douloureux rituel de la salle de bain, il aimait se retrouver seul dans ces silences presque comme Matthew Modine dans " Birdy ", dans un angle du balcon béton ,presque nu . La boite aux lettres était souvent pleine à craquer d’un tas de bons de réductions, de factures, de prospectus en tous genre mais autour du cou, il y avait cette petite clé qui lui permettait le premier de courir après le facteur. Elle avait beau lui expliquer que le dimanche était comme un jour férié, mais à 12h30, il cavalait à très grande vitesse les 840 marches avant de remonter , même allure, pour terminer, essoufflé dans un autre angle du balcon béton, comme un oiseau blessé . Un jour il a eu quarante deux ans et sa tête a cogné , plusieurs fois, violemment, en arrière, en avant, dans les escaliers de la grande tour, sur les murs, la peinture blanche crépis couverte de sang, du haut du 12ème au rez de chaussée. Il aurait à nouveau glissé mais comme ce n’était pas la première fois, les voisins ont pensé que du haut, ce n’était plus un accident. J’ai vu danser des feux d’artifices silencieux haut dans le ciel , des trains de marchandises rentrer en gare sur la pointe de leurs pieds ,aciers hurlants, des étincelles rouges dans la nuit bleutée de cette nuit d’été et je me suis souvenu de ses barreaux blancs à mon lit d’enfant, abandonné des heures, cognant ma tête en arrière , fort, de plus en plus fort, comme le font les tambours qui au loin arrivent et s’immobilisent soudainement sous ma fenêtre le jour de la fête des morts . J’ai du m’endormir souvent d’épuisement , le crane cabossé , les yeux fatigués par tant d’hurlements alors que l’hymne à la joie , en stéréo, la symphonie numéro 9 couvrait d’autres guerres dans le salon. Un jour après la libération, d’un pont ,on m’a raconté qu’ elle se serait pendue . Un autre jour , on aurait appris, m’a t on raconté aussi, qu’elle aurait été tondue devant une foule pleine de haine. Un jour du 12ème , il avait voulu peut être s’envoler. Depuis, elle, elle ne fume plus , grâce à la volonté. Lui, il regarde le ciel , les lèvres tremblotantes presque pour pleurer même s’il n’a jamais su pleurer car un homme ne pleure pas ou pour demander quelque chose, comme un pardon mais il ne peut rester que muet même si son tensiomètre lui indique qu’il est en pleine forme, physique . Depuis , plus personne ne descend chercher le courrier .
01:35 Publié dans Zoom | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : la bouche mentholée par le dentifrice, matthew modine, nouvelles et textes brefs
mardi, 15 juillet 2008
Mousse à raser

J’ai reçu un coup de marteau ce matin , un , non, plusieurs et un fou à voulu me découper à la tronçonneuse !
Alors j’avale nerveusement un cocktail Alka-Seltzer , Lexomil, café corsé , je trouve un indice de protection et j’me barre faire 10 000 longueurs dans le bassin extérieur. Y a des jours… Bonjour les courageux, les chanceux aussi et les ( salauds de) bricoleurs !
Hier, j’ai vu un film magnifique mais je ne me souviens plus du titre et je m’y suis tellement emmerdé , un truc palmé je ne sais plus où !
Enfin, la mayonnaise était maison !
NON, pas 10 000 longueurs, 100 000 ! ! !
11:20 Publié dans désolé | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : le gand bleu chloré, blog, sans intéret, indice de protection
samedi, 12 juillet 2008
HB
Il avait peut être pleuré quelques secondes , c’était encore l’époque où le temps était compté, mais ce n’était pas de tristesse , il aimait le gris, la pluie, ce gris, il y a tant de gris qu’il aime aujourd’hui. Autrefois ,oui, mais aujourd’hui, patiemment, il apprend, il goûte, il savoure , une première tasse, aussi. C’est étrange, un jour, un jeune couple, plus bas, qui le croisait souvent rue des deux gares où plus haut, d’en bas, très tôt à sa fenêtre , sa tasse, un Havane, pensa lui faire plaisir. De retour d’un voyage au Nicaragua, enveloppé dans un journal local, un Torpedo , elle en avait les yeux qui brillent, il était beau , la peau burinée, aux cheveux gris . Comment ne pas trop aimer à le regarder ,lever les yeux au ciel gris mais ils sont beaux, si beaux, le ciel, lui... Je le guillotinerai plus tard ... Merci... Oui , du haut de mon perchoir... Il est si beau et de si loin... Oui, je suis comme le gardien de mon phare , des paquebots sur rails... Mais je vous invite pour un café , un soda ... Du bruit aussi , parfois, quelques soldats , gare de l’Est ... Un autre jour alors, d’accord.
Une autre tasse et le temps passe , s’écoule , tièdement , lentement , les bruits de la ville au loin semblent découper délicatement le petit matin des autres instants de ses journées .Aujourd’hui , c’est encore un autre couleur, un gris plus léger, peut être comme un crayon HB .
12:04 Publié dans Zoom | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : el morro, du bruit aussi, parfois, quelques soldats, gare de l’est, nouvelles et textes brefs, je le guillotinerai plus tard
samedi, 05 juillet 2008
Sur le bord du Nil , j’ai rêvé Peter Ustinov

Ici, les portes des maisons gardent la serrure à l’extérieur, signe de confiance dans la communauté, car les nubiens sont tous de la même famille. Des femmes vêtues et voilées de noir se lamentaient mais c’est au souk d’Assouan, près d’un étal qui croulait sous des marchandises de toutes sortes, statuettes de dieux, que j’ai vu.Sa peau noire , aux traits fins,sa silhouettes élancée dans une tenue blanche immaculée , ses vielles mains abîmées par le temps, ses cheveux à peine protégés par un voile mal ajusté . Mains tremblotantes qui échangeaient de la monnaie égyptienne , des regards baissés, furtifs, parmi les enfants des rues voisines qui couraient en riant et des touristes qui saccageaient, touchant à tout, parlant trop fort pour un prix d’or.
J’ai vu ses mains tremblantes d’un geste délicat cacher sa peau , m’offrir juste ses yeux et son éclat, réparer l’étal pour une prochaine escale.
Je te vois tournoyer sur ce manège dans ce ciel orageux, pendu comme à un mat de cocagne, tu m’éclabousses de tes rires amoureux mais tes tissus qui dansent dans le ciel sont déchirés à mes yeux. Je goûte le sucre déposé d’un nougat de tes lèvres mais dans mon sang circule d’autres rêves, je me suis noyé dans sa peau d’ébène, ébloui par l’éclat de ses yeux, ses mains fragiles brûlées par le soleil m’ont bercé de tant d’amour qu’un instant, j’ai vécu.
13:03 Publié dans Zoom | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : peter ustinov, boston, khartoum, berlin, leipzig, new york, nouvelles et textes brefs



