lundi, 21 juillet 2008

Hôtel ...de ma plage !

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L’idée serait de mettre de lourds rideaux épais pour plonger la pièce dans le noir total mais je n’aime pas les rideaux. Enfin, ceux que je pourrais aimer ne sont ni lourds, ni épais et je sais que mes tigres s’agripperaient, les fenêtres restent comme elles sont depuis longtemps, déshabillées.

Il reste les volets de bois, qui peuvent plonger une partie de la salle dans la pénombre mais le jour s’infiltre vite entre les lattes puis pour fermer ceux de la baie vitrée, il faudrait expulser toutes les fleurs, les pots, la terre, les pelles, les balconnières, chasser les araignées…pour déplier le grand volet de bois moisi qu’il faudra bien un jour repeindre.

De toute façon, je ne suis plus fatigué mais 07H00 …Ce n’est pas que c’est très tôt, mais le soleil déjà…Je me suis imaginé prendre délicieusement un premier café et commencer un nouveau chapitre …les félins tournent déjà autour de moi , viennent se frotter , me câlinent …Le matin, le ventre vide, ils m’adorent, après, ils retrouvent leur savane , m’oublient, m’ignorent …

Le parquet craque, il faudrait retrouver le fauteuil planqué sous du linge, la couette, un sac de sport, une veste  pour le libérer et tout déposer ailleurs, mais où ? Le pire ce serait de faire de tomber les clés, un imposant trousseau, comme s'il était châtelain ?

Il y a quelqu'un dans mon lit !

Il y a quelqu’un dans mon lit mais comme ce lit est aussi près du fauteuil, de la planche rouge vissée à quatre pieds métalliques sur lequel repose mon jardin, de la petite table encombrée de magazines , de bougies effondrées , d’un cendrier obèse , de la bibliothèque en désordre…

J’ai trouvé un vieux tabouret comme une vieille chaise de jardin public aussi vert et rouillé qui a résisté à tous les temps, toutes les tempêtes, toutes les fanfares du quotidien et j’ai posé ma tasse tiède sur la machine à laver le linge . Je suis adossé à la pierre froide et humide de l’évier, je regarde la mire de mon micro onde qui se trouve face à moi et à ma gauche, je vois, par-dessus les arbres, des courageux grimper, en seconde, pour regagner le trafic. Tu ne peux grimper qu’en seconde ce col qui t’amène parmi les autres, je sais de quoi je parle, je l’empruntai encore la semaine dernière.


Il parait que mercredi il fera très chaud.


Non, ce n’est pas la radio mais hier, on m’a dit que mercredi…


Véridique, j’ai du voir une maison bleue en cours de construction, au Kenya, une maison qui du toit, de l’immense terrasse…J’ai du continuer un moment à zapper sur du déjà vu, revu, chaud, froid, sans oreiller, avec , un verre d’eau…


Il faudrait refaire la cuisine !
Elle est laide.
Le chien dit bonjour à la poubelle.
Tous les matins au réveil, il est devant.
Il l’observe, la renifle, parfois la lèche.
Un bon moment, il reste près d’elle, comme si elle allait un jour s’ouvrir toute seule et que dégoulinerait rien que pour lui les restes d’un dimanche.


Mon lit est toujours occupé.


Mon lit comme les quatre pièces en une : dortoir, salon, salle à manger et mon jardin sur ma table rouge vissée à quatre pieds métalliques.


L’évier est inconfortable, dur…


Il faudrait pouvoir ouvrir la fenêtre de la kitchenette ,  traverser un jardin, descendre un petit escalier en pierre qui donne sur une plage de sable fin, marcher un peu, piquer un plongeon dans l’eau froide matinale de l’océan puis commander au plagiste qui commence à installer le décor de bien vouloir me servir un premier café , avec ou sans croissants , avec ou sans lui…

- Accordez vous une pause jeune homme, le temps d’un amer devant la mer. Les huilés arriveront bien plus tard avec leurs moutards , leurs chapeaux de paille, leurs fesses musclées prêtent à cramer, leur lunettes de stars sur des engins motorisés pour battre en neige le blanc de l’écume …sans sucre !


Bon, je commence vraiment à ma statufier, marbre, la poubelle  bave un reste de sauce des pâtes à la tomate que le chien lèche, j’ai mal au cul sur le fer du tabouret , au coup, je vais l’appeler sur son portable, l’inconnu sera obligé de se réveiller :

- Allo
- Euh…allo, yes…
- (silence)
- but, what time is it ?
- it’s time to get the hell out of here !   

vendredi, 30 mai 2008

Merci pour mon chronomètre !

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Tu sais, pour comprendre l'histoire du chronomètre, nouvelle note...J'ai laissé dans un salon un message sur la table , en évidence, of course . Pourtant un jour, il y a 25 ans, j'ai posé, nu, mais pour des étudiants dans une école d'art . Mais il y a vingt cinq ans, aujourd'hui , ce n'est plus possible !
Alors dans ce salon, j'ai laissé ce message :

"Un type de talent avec un pola a souhaité me numériser de haut en bas et de bas en haut...J'ai hésité puis , comme le travail est pas mal, beaucoup mieux que le sujet , voilà , me voilà, nu , entièrement"

J'ai quelques visiteurs de plus mais même nu, en photo, ça ne marche pas !
                                             

illustration Manuel Vich " homme nu"