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        <title>cultu - zoom</title>
        <description>No comments !</description>
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        <lastBuildDate>Wed, 03 Sep 2008 19:25:58 +0200</lastBuildDate>
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                <title>East End</title>
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                <author>noreply@ (cultu)</author>
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                                                <pubDate>Sat, 23 Aug 2008 14:47:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cultu.hautetfort.com/media/01/01/943079879.jpg&quot; id=&quot;media-1232615&quot; alt=&quot;londres_camden4.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #333333;&quot;&gt;&lt;span&gt;-&lt;/span&gt; &lt;span&gt;Je l’ai vu craquer sur sa bibine à moitié à poil dans un pyjama douteux, des cafards dans les ch’veux , ses ongles noirs de crasse qui tournaient des pages qu’il avait lu cent fois ,vociférant contre tous, contre moi…Il a fini dans un mouroir à regarder zombi des biches gambader dans un parc , le foie explosé par l’alcool, les neuroleptiques et je n’sais quoi d’autre. Il se prenait pour un artiste, un artiste maudit, sa peinture était à chier.T’as déjà bouffé d’la biche ? Hein, t’aimes ça la biche ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;span&gt;Je n’avais pas su quoi répondre. J’étais scotché , il était comme ça, je l’avais pourtant appris mais même dans la démesure il était impressionnant.Ca partait dans tous les sens , tel un acrobate , un jongleur, il se mettait sous sa lumière, se donnait en spectacle , toujours plus fort, plus haut, comme des lancés de couteaux bien visés dans un joli numéro qu’il ne ratait jamais .Il n’avait peur de rien ou de tout. Je me souviens de lui , c’était une époque où je louais un deux pièces dans l’East End , je l’avais vu traîner plusieurs fois dans le quartier , au pub, près du métro &quot;Tower Hill&quot; et même dans Whitechapel . Ses yeux si verts, si étranges qui autopsiaient avec tant de précision, insistance , le moindre geste , sur le qui vive, la défensive, prêt à dégainer, se baissaient rarement, comme s’ils le marquaient, il était territoire , ne pas l’approcher , animal féroce . J’ai du connaître la peur , j’ai cru pouvoir l’apprivoiser, le rendre peut être un peu plus doux , même s’ il continuait à donner des&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;color: #333333;&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;coups&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;color: #333333;&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;, même quand nous baisions, force, rage , comme un dégoût .Parfois j’arrivais à le maintenir serré très fort contre moi, dans mes bras, quelques secondes, comme plaqué au sol dans un combat, une lutte, puis il finissait par s’effondrer en chialant , son épaisse tignasse rousse ficelle en pagaille qui le cachait de ces moments là, sanglotant des chansons d’enfance , de vieilles légendes celtique , une femme qui l’aurait élevé,aimé, une mère qui l’aurait abandonné , un vieux fiddle que l’une d’elle lui aurait laissé pour seul héritage .&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il n’avait jamais vu des biches de si près mais même s’ il était trop tard pour tout, il se rappelait que c’était la première fois qu’il voyait ses mains ne plus trembler , que sur le banc, dans le parc, ce printemps là, il était propre et sentait bon le savon , enveloppé dans une belle robe de chambre qui lui donnait un coté Lord. Son père était devenu un Lord , muet, mais un Lord aux ongles propres.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ne jamais tricher, ne jamais tricher me supplia t’ il un jour, après l’amour, enfin l’amour. J’ai du l’aimer et de plus en plus, d’amour à nous nourrir , d’amour à en souffrir , d’amour à en mourir. J’ai du apprendre à l’attendre, attendre mêlé à l’impatience, prisonnier de mes sens .Un jour je l’ai croisé dans un canapé moelleux faisant son numéro d’artiste , la bière coulait .J’attendais un whisky au bar, j’ai du pleurer quelques verres, descendre avec un autre, puis d’autres, m’oublier. Je l’ai certainement souvent croisé , imaginé sans doute, aussi, dans d’autres canapés trop moelleux pendant que je hantais les wagons mal éclairés qui s’enfonçaient dans la grande banlieue , comme ailleurs , à l’heure où les travailleurs rentrent chez eux. J’ai visité de nombreux dortoirs, quelques rares manoirs mais je crois bien mieux connaître toutes les lignes des transports ferroviaires du Royaume-Uni, bien des gares , bien des gars , quelques souvenirs heureux ,drôles aussi ,comme Joao.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Parfois, je fredonne du June Tabor .&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il ne me manque plus mais comme&lt;/span&gt; nt oublier...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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                <title>CAMPBELTOWN</title>
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                <author>noreply@ (cultu)</author>
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                                                <pubDate>Tue, 05 Aug 2008 08:39:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cultu.hautetfort.com/media/02/02/1723237175.jpg&quot; id=&quot;media-1195780&quot; alt=&quot;inveraray2.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-1195780&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Un jour à Campbeltown , j’ai eu un accident . J’ai atterri en pleine nuit, après un virage ,pas loin d’un torrent. Il y avait la boue, la terre, comme un marécage et nous glissions tranquillement vers la roche dans cet immense pré en pente. Le lendemain à 15 heures je devais être à Paris, un rendez vous à tout prix,mais la voiture dans la gadoue était enfouie , mon nez saignait , le chauffeur accélérait mais les roues s’enlisaient ...&lt;br /&gt; …J’ai du avoir chaud, froid, peur, des ecchymoses mais dans ce salon coquet il y avait un parfum de cannelle, de bois chauffé, un édredon de pétales rose , une vieille lady qui tenait entre ses lèvres un Montecristo alliant le cuir, le musc et la terre humide .&lt;br /&gt; La pluie tombait sur cet instant.Par maladresse du thé très tiède mouillait mes mains tremblantes qui levaient une soucoupe qui devait me rassurer mais entre deux bouffées, la vieille dame avalait généreusement une gorgée couleur ambre de Glenfarclas 21 ans d’age . Dans cet étrange silence, elle me dit soudainement :&lt;br /&gt; -puissant et ferme !&lt;br /&gt; La pluie cessait, mes mains tremblaient autant, de froid, de peur,le choc peut être, je ne sais plus mais elle ajouta :&lt;br /&gt; -dominantes assez marquées de sherry et de fumée, et une belle bouffée de chêne.&lt;br /&gt; …Aussi,je ne sais plus pourquoi, peut être un peu, mais je me suis retrouvé un jour au Bar Hemingway devant un single malt , après un dîner interminable ou il me fallait apprendre toutes les coquetteries d’un monde absurde qui pourrait peut être un jour m’offrir, après l’avoir flatté , juste un peu d’intérêt, de quoi exister, jouer.&lt;br /&gt; Il y avait aussi dans cet autre salon plus cossu une autre dame devant un piano, une harpe, du bruit, une jeunesse dorée, des mondains, une autre dame donc, aussi étrange , déroutante qu’un soir à Campbeltown , après un accident .&lt;br /&gt; -Sachez donc éviter la dernière bouffée qui tue tout le plaisir, me dit elle me voyant user d’un San Cristobal La Fuerza.&lt;br /&gt; Une heure peut être auparavant elle était accompagnée d’un homme, la cinquantaine, agréable à regarder, grand, discret, juste devant lui un verre de vin qu’il n’avait point terminé …&lt;br /&gt; …alors que je me demandais si j’avais été à la hauteur durant ce dîner calculant des projets , des pensions à verser , elle sourit un instant puis gravement :&lt;br /&gt; -Enfin, par pitié, n'écrasez pas vulgairement votre cigare&lt;br /&gt; -Mais dites, de quoi j’me mêle, j’vous ai rien d’mandé , je ne sais même pas comment rentrer et si demain…j'aimerais tant m’accorder une pose dans cette vie foutoir...&lt;br /&gt; -Oh, vous savez, la cinquantaine, agréable à regarder, grand, discret, faisant miroiter des promesses de grandeur et de noblesse mais comme un cigare ,l’aspect extérieur parfait peut plonger le fumeur dans une grande désillusion.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt; &lt;div style=&quot;text-align: right&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt; 
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                <title>J’ai vu des écureuils verts grimper sur les lignes à haute tension</title>
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                <author>noreply@ (cultu)</author>
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                                                <pubDate>Sat, 26 Jul 2008 11:17:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://cultu.hautetfort.com/media/01/00/342689569.jpg&quot; id=&quot;media-1140210&quot; alt=&quot;ecole_internet.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-1140210&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: right&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cultu.hautetfort.com/media/00/01/342689569.jpg&quot; id=&quot;media-1140212&quot; alt=&quot;ecole_internet.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-1140212&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cultu.hautetfort.com/media/00/00/342689569.jpg&quot; id=&quot;media-1140172&quot; alt=&quot;ecole_internet.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-1140172&quot; /&gt;&lt;img src=&quot;http://cultu.hautetfort.com/media/02/01/342689569.jpg&quot; id=&quot;media-1140762&quot; alt=&quot;ecole_internet.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right&quot; name=&quot;media-1140762&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;img src=&quot;http://cultu.hautetfort.com/media/00/00/342689569.3.jpg&quot; id=&quot;media-1141422&quot; alt=&quot;ecole_internet.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-1141422&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;background-color: #c0c0c0&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;La neige était rouge mais rouge sang.&amp;nbsp; J’ai vu des écureuils verts grimper sur les lignes à haute tension.&amp;nbsp; La machine à laver s’est emballée soudainement,&amp;nbsp; position essorage,&amp;nbsp; me pourchassant à travers le salon,&amp;nbsp; le couloir.&amp;nbsp; Il y avait comme un c&lt;b&gt;&lt;font color=&quot;#3366FF&quot;&gt;ô&lt;/font&gt;&lt;/b&gt;té Shining.&amp;nbsp; Ma femme qui portait une barbe de trois jours laissai&lt;font color=&quot;#FF0000&quot;&gt;&lt;strike&gt;en&lt;/strike&gt;t&lt;/font&gt; courir ses jambes,&amp;nbsp; bas résille&lt;strike&gt;&lt;font color=&quot;#339966&quot;&gt;s&lt;/font&gt;&lt;/strike&gt;,&amp;nbsp; découpées de son tronc,&lt;/font&gt;&amp;nbsp; sur les plafonds fraîchement repeint&lt;b&gt;&lt;font color=&quot;#FF0000&quot;&gt;s&lt;/font&gt;&lt;/b&gt; laissant derrière des empreintes d’ours.&amp;nbsp; Je l’ai vu&lt;font color=&quot;#3366FF&quot;&gt;&lt;b&gt;e&lt;/b&gt;&lt;/font&gt; relaxer ses doigts dans un bain de Tequila haricots rouge&lt;b&gt;&lt;font color=&quot;#FF0000&quot;&gt;s&lt;/font&gt;&lt;/b&gt;,&amp;nbsp; même couleur pimentée que ses lèvres gercées,&amp;nbsp; il fait froid,&amp;nbsp; c’est l’hiver.&amp;nbsp; Comme un puit&lt;b&gt;&lt;font color=&quot;#339966&quot;&gt;s&lt;/font&gt;&lt;/b&gt; asséché,&amp;nbsp; la machine à café expresso hurlait son dernier nuage de vapeur,&amp;nbsp; une goutte torréfiée s’effondra sous la chaleur cont&lt;b&gt;&lt;font color=&quot;#FF0000&quot;&gt;r&lt;/font&gt;&lt;/b&gt;e la faïence &lt;strike&gt;éméchée&lt;/strike&gt; &lt;font color=&quot;#FF6600&quot;&gt;&lt;b&gt;ébréchée&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;, nicotinée de ma tasse cendrier. Un aigle vautré dans mon canapé piquait de son bec le cuir capitonné du meuble britannique récupéré d’une vente aux enchères;&amp;nbsp; un barbier assassiné.&amp;nbsp; La télé ronronnait du jambon sous plastique pour des familles heureuses,&amp;nbsp; la radio sifflotait des bulletins météo&lt;b&gt;&lt;font color=&quot;#FF0000&quot;&gt;&lt;strike&gt;s&lt;/strike&gt;&lt;/font&gt;&lt;/b&gt; sur &lt;b&gt;&lt;font color=&quot;#3366FF&quot;&gt;&lt;strike&gt;l’&lt;/strike&gt;&lt;/font&gt;&lt;font color=&quot;#FF6600&quot;&gt;A&lt;/font&gt;&lt;/b&gt;utoroute &lt;b&gt;&lt;font color=&quot;#FF6600&quot;&gt;FM&lt;/font&gt;&lt;/b&gt;,&amp;nbsp; mon portable dégoulinait de silence,&amp;nbsp; les ongles de mon épouse&lt;font color=&quot;#FF0000&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;strike&gt;s&lt;/strike&gt;&lt;/b&gt;&lt;/font&gt; se durcissaient,&amp;nbsp; ses jambes tentaient de m’étrangler,&amp;nbsp; je déchirai&lt;b&gt;&lt;font color=&quot;#FF6600&quot;&gt;&lt;strike&gt;s&lt;/strike&gt;&lt;/font&gt;&lt;/b&gt; le filet de ses bas,&amp;nbsp; grav&lt;b&gt;&lt;font color=&quot;#FF0000&quot;&gt;ai&lt;/font&gt;&lt;font color=&quot;#FF0000&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#FF6600&quot;&gt;&lt;strike&gt;s&lt;/strike&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/b&gt; des morsures sur ses mollets mais j’étouffai&lt;font color=&quot;#FF6600&quot;&gt;&lt;strike&gt;&lt;b&gt;s&lt;/b&gt;&lt;/strike&gt;&lt;/font&gt;,&amp;nbsp; j’étouffai&lt;b&gt;&lt;strike&gt;&lt;font color=&quot;#FF6600&quot;&gt;s&lt;/font&gt;&lt;/strike&gt;&lt;/b&gt;,&amp;nbsp; j’étouffai&lt;strike&gt;&lt;font color=&quot;#FF6600&quot;&gt;&lt;b&gt;s&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/strike&gt;…&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font style=&quot;background-color: #c0c0c0&quot; color=&quot;#808080&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;- oh , ca va ? t’es en sueur&lt;b&gt;&lt;font color=&quot;#339966&quot;&gt;&lt;strike&gt;s&lt;/strike&gt;&lt;/font&gt;&lt;/b&gt; ?&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;br style=&quot;background-color: #c0c0c0&quot; /&gt; &lt;font style=&quot;background-color: #c0c0c0&quot; color=&quot;#808080&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;- euh,&amp;nbsp; oui,&amp;nbsp; non,&amp;nbsp; enfin,&amp;nbsp; je viens de faire comme un cauchemar&lt;b&gt;&lt;font color=&quot;#3366FF&quot;&gt;&lt;strike&gt;s&lt;/strike&gt;&lt;/font&gt;&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;br style=&quot;background-color: #c0c0c0&quot; /&gt; &lt;font style=&quot;background-color: #c0c0c0&quot; color=&quot;#808080&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;- tu veux un verre d’eau ?&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;br style=&quot;background-color: #c0c0c0&quot; /&gt; &lt;font style=&quot;background-color: #c0c0c0&quot; color=&quot;#808080&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;- non,&amp;nbsp; euh,&amp;nbsp; oui,&amp;nbsp; tu sais… enfin,&amp;nbsp; en fait,&amp;nbsp; elle sèche vite cette peinture,&amp;nbsp; non ?&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;br style=&quot;background-color: #c0c0c0&quot; /&gt; &lt;font style=&quot;background-color: #c0c0c0&quot; color=&quot;#808080&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;- bon,&amp;nbsp; love,&amp;nbsp; dans l’ordre aujourd’hui : appeler EDF pour augmenter l’ampérage,&amp;nbsp; ton héritier doit finir son exposé sur les écureuils,&amp;nbsp; Darty doit passer pour la machine à laver,&amp;nbsp; je dois passer chez l’esthéticienne,&amp;nbsp; toi chez ton &lt;b&gt;&lt;font color=&quot;#339966&quot;&gt;k&lt;/font&gt;&lt;/b&gt;iné,&amp;nbsp; réserver une table pour ce soir chez le Mexicain,&amp;nbsp; acheter du café,&amp;nbsp; nettoyer la cage des inséparables,&amp;nbsp; mettre la housse sur le canapé,&amp;nbsp; préparer des sandwichs au jambon pour ce midi,&amp;nbsp; prendre RDV chez le véto pour le détartrage &lt;strike&gt;pour le&lt;/strike&gt; des dents du chien et&lt;/font&gt;&lt;/font&gt; &lt;font style=&quot;background-color: #c0c0c0&quot; color=&quot;#000000&quot;&gt;n&lt;/font&gt;&lt;b style=&quot;background-color: #c0c0c0&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#808080&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#FF0000&quot;&gt;e pas&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/b&gt; &lt;font style=&quot;background-color: #c0c0c0&quot; color=&quot;#808080&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;oublie&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;b style=&quot;background-color: #c0c0c0&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#808080&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#FF0000&quot;&gt;r&lt;/font&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/b&gt; &lt;font style=&quot;background-color: #c0c0c0&quot; color=&quot;#808080&quot;&gt;de rendre à Cédric son polar que tu as terminé cette nuit.&amp;nbsp; Je crois que je n’ai r&lt;font style=&quot;background-color: #000000&quot; color=&quot;#FF0000&quot;&gt;ie&lt;/font&gt;n oublié.&amp;nbsp; Au fait,&amp;nbsp; il était coupable alors ce barbier ?&lt;/font&gt;&lt;br style=&quot;background-color: #c0c0c0&quot; /&gt; &lt;br style=&quot;background-color: #c0c0c0&quot; /&gt; &lt;br style=&quot;background-color: #c0c0c0&quot; /&gt; &lt;font style=&quot;background-color: #c0c0c0&quot; color=&quot;#808080&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Les bas,&amp;nbsp; les bas résille&lt;b&gt;&lt;strike&gt;&lt;font color=&quot;#339966&quot;&gt;s,&lt;/font&gt;&lt;/strike&gt;&lt;/b&gt;&amp;nbsp; elle n’en a pas parlé !&amp;nbsp; Elle a,&amp;nbsp; elle a un amant,&amp;nbsp; j’en suis s&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;b style=&quot;background-color: #c0c0c0&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#808080&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#FF0000&quot;&gt;û&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/b&gt;&lt;font style=&quot;background-color: #c0c0c0&quot; color=&quot;#808080&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;r maintenant.&amp;nbsp; Ou alors elle sait ?&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;br style=&quot;background-color: #c0c0c0&quot; /&gt; &lt;font style=&quot;background-color: #c0c0c0&quot; color=&quot;#808080&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Et l&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;b style=&quot;background-color: #c0c0c0&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#808080&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#FF0000&quot;&gt;à&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/b&gt;&lt;font style=&quot;background-color: #c0c0c0&quot; color=&quot;#808080&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;,&amp;nbsp; je suis mort,&amp;nbsp; étranglé !&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; 
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                            </item>
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                <title>le baiser de l’hôtel de ville</title>
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                <author>noreply@ (cultu)</author>
                                                <category>Zoom</category>
                                                <pubDate>Tue, 22 Jul 2008 11:38:34 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cultu.hautetfort.com/media/00/00/2038091220.jpg&quot; id=&quot;media-1133353&quot; alt=&quot;18465325_w434_h_q80.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-1133353&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;font color=&quot;#808080&quot;&gt;Tu sais dans sa correspondance il dosait mais il disait aussi que s’il devait quitter la France pour un exil , c’est Guernesey .&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; &lt;font color=&quot;#808080&quot;&gt;J’ai toujours su que dans l’enveloppe kraft scotchée au fond de la boite à gant de sa Peugeot 404 Berline Super Luxe il y avait un revolver argent 357 Magnum . C’est une époque où il fallait bouffer du soleil, s’étendre, s’entendre soleil. Soleil, soleil, il fallait en&amp;nbsp; dévorer à l’ indigestion. La mode était aux tournesols en plastique&amp;nbsp; qui ornaient le béton qui déjà était né .Ca cocotait le patchouli, l’encens, la pisse dans les premiers Otis qui te faisaient grimper au 12 ème . Il y avait là aussi déjà les premières morsures d’une époque qui tapissaient, gravaient la tôle de la cabine : des enculés, des fils de putes ou des mort aux cons. Du haut de ta cage que tu croyais dorée, t’avais une vue sur des milliers de chantiers, de terrains vagues, de cars qui&amp;nbsp; ramassaient les centaines d’ouvriers qui les menaient à d’autres dortoirs. La nuit, aussi beau que dans le générique de « bonne nuit les petits » , je me souviens de toutes ces lumières aux premières lucarnes dans ce gris métallique ou d’immenses grues athlétiques dressaient leurs bras sur la ville comme pour nous protéger, nous rassurer . Lui, il disait que même les&amp;nbsp; derniers liftiers des grandes boutiques puaient la laine de mouton ou le fromage de chèvre et qu’il croyait pas une seconde à la maison bleue adossée à la colline. Il avait des cicatrices sur tout le corps, je ne les ai jamais vu , mais il en avait bien d’autres plus apparentes.&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; &lt;font color=&quot;#808080&quot;&gt;Quand il voyait du Doisneau qui s’embrassait, le baiser de l’hôtel de ville, il avait comme des malaises, la tête qui tournait. Cette jeunesses insolente, elle lui faisait tant de mal.&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; &lt;font color=&quot;#808080&quot;&gt;Aujourd’hui, allongé , à poil , sous une mince couverture qui me mène au bloc , un peu plus encore abîmé,&amp;nbsp; j’ai les yeux fixés au plafond et je vois défiler d’autres néons dans le bleu électrique de cette clinique. En attendant le monte charge, un Otis peut être&amp;nbsp; ,qui m’accompagnera plus bas, je pense à lui .&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; &lt;font color=&quot;#808080&quot;&gt;La 357 Magnum est certainement l'une des meilleures cartouches de revolvers mais il s’est encore loupé.&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; &lt;font color=&quot;#808080&quot;&gt;De l’hôpital, de la prison, il disait que s’il devait quitter la France pour un exil , c’est Guernesey .&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;font color=&quot;#808080&quot;&gt;Un jour, j’ai su qu’il avait apprit à lire et qu’il aimait Victor Hugo.&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt; 
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                <title>Requiem pour un con</title>
                <link>http://cultu.hautetfort.com/archive/2008/07/17/requiem-pour-un-con.html</link>
                <author>noreply@ (cultu)</author>
                                                <category>Zoom</category>
                                                <pubDate>Thu, 17 Jul 2008 01:35:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Ils pensaient que c’était la cigarette du matin. Pendant ce temps là, sur son vélo d’appartement son père montait les cols les plus ardus scotché devant un télé-achat qui aboyait des affaires incroyables , en sueurs, la veine du front gonflée par tant d’efforts, la salive au bord des lèvres, une oreillette qui rythmait techno , un bracelet serré à son poignet qui calculait les battements de son cœur .De la cuisine, elle , sa mère, tirait sur des Marlboro en récitant &quot; requiem pour un con &quot;. La cigarette du matin arrivait après le premier café trop serré, mais ils pensaient que c’était de sa faute , la cigarette . Pourtant, tous les jours, il dégueulait. Face au miroir, il était rouge, rouge prêt à exploser , les yeux humides mais humides comme lorsqu’on s’étouffe , penché sur le lavabo, la bouche mentholée par le dentifrice , il vomissait .S’agrippant, malade, aux rebords de l’émail, il reprenait son souffle , respirait un quart de secondes puis à nouveau, tout son corps rejetait .Il avait mal, partout, au ventre, à la gorge, au larynx , rien à vomir et pourtant . Le tensiomètre lui affichait des performances exceptionnelles , elle savait qu’avec sa volonté , elle, elle diviserait par deux sa consommation de clopes. Le soleil brillait comme un beau jour de juin sur leur 12ème étage mais été comme hiver, après le douloureux rituel de la salle de bain, il aimait se retrouver seul dans ces silences presque comme Matthew Modine dans &quot; Birdy &quot;, dans un angle du balcon béton ,presque nu . La boite aux lettres était souvent pleine à craquer d’un tas de bons de réductions, de factures, de prospectus en tous genre mais autour du cou, il y avait cette petite clé qui lui permettait le premier de courir après le facteur. Elle avait beau lui expliquer que le dimanche était comme un jour férié, mais à 12h30, il cavalait à très grande vitesse les 840 marches avant de remonter , même allure, pour terminer, essoufflé dans un autre angle du balcon béton, comme un oiseau blessé . Un jour il a eu quarante deux ans et sa tête a cogné , plusieurs fois, violemment, en arrière, en avant, dans les escaliers de la grande tour, sur les murs, la peinture blanche crépis couverte de sang, du haut du 12ème au rez de chaussée. Il aurait à nouveau glissé mais comme ce n’était pas la première fois, les voisins ont pensé que du haut, ce n’était plus un accident. J’ai vu danser des feux d’artifices silencieux haut dans le ciel , des trains de marchandises rentrer en gare sur la pointe de leurs pieds ,aciers hurlants, des étincelles rouges dans la nuit bleutée de cette nuit d’été et je me suis souvenu de ses barreaux blancs à mon lit d’enfant, abandonné des heures, cognant ma tête en arrière , fort, de plus en plus fort, comme le font les tambours qui au loin arrivent et s’immobilisent soudainement sous ma fenêtre le jour de la fête des morts . J’ai du m’endormir souvent d’épuisement , le crane cabossé , les yeux fatigués par tant d’hurlements alors que l’hymne à la joie , en stéréo, la symphonie numéro 9 couvrait d’autres guerres dans le salon. Un jour après la libération, d’un pont ,on m’a raconté qu’ elle se serait pendue . Un autre jour , on aurait appris, m’a t on raconté aussi, qu’elle aurait été tondue devant une foule pleine de haine. Un jour du 12ème , il avait voulu peut être s’envoler. Depuis, elle, elle ne fume plus , grâce à la volonté. Lui, il regarde le ciel , les lèvres tremblotantes presque pour pleurer même s’il n’a jamais su pleurer car un homme ne pleure pas ou pour demander quelque chose, comme un pardon mais il ne peut rester que muet même si son tensiomètre lui indique qu’il est en pleine forme, physique . Depuis , plus personne ne descend chercher le courrier .&lt;/p&gt; 
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                <title>HB</title>
                <link>http://cultu.hautetfort.com/archive/2008/07/12/hb.html</link>
                <author>noreply@ (cultu)</author>
                                                <category>Zoom</category>
                                                <pubDate>Sat, 12 Jul 2008 12:04:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cultu.hautetfort.com/media/00/01/1966962376.JPG&quot; id=&quot;media-1119555&quot; alt=&quot;DSC00632.JPG&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-1119555&quot; /&gt;&lt;b&gt;&lt;font color=&quot;#999999&quot;&gt;Aux premières heures du matin il dépliait la chaise à la fenêtre de la cuisine attendant patiemment que le café termine, tirant sur la fin d’un El Morro abandonné la veille sur le bord d’une porcelaine . Patiemment, il avait le temps et le temps il avait décidé de le prendre , de ne plus le compter,&amp;nbsp; le savourer, comme il aimait avec adresse et raffinement décapiter la tête de son premier Havane. Il savait qu’il y avait là comme quelque chose de barbare .&amp;nbsp; Le cigare à la bouche, il aspirait lentement en éloignant la flamme de deux à trois centimètres du pied, le faisant lentement pivoter , sans cesser l'allumage. La cafetière se remplissait lentement , plus bas le néon vert d’une pharmacie clignotait, plus loin des pressés s’engouffraient sous terre, quelques bus commençaient à se croiser, il savait qu’aujourd’hui tout serait gris mais il aimait lui aussi le gris, il avait toujours aimé le gris. Un jour, on lui avait proposé de mettre des rideaux à ses fenêtres, de changer toutes les fenêtres mais il préférait le bois humide presque moisi, la fraîcheur matinale du carrelage de la cuisine sous ses pieds nus, et surtout son petit aérateur circulaire pour carreau de fenêtre si poussiéreux qui n’avait sans doute jamais tourné. Il aurait pu aussi avoir un réfrigérateur mais comme la pièce était si petite, comment aurait il pu la déplier. Un été , un dimanche 23 août,&amp;nbsp; comme après une pluie fine,une fin d’après midi, il avait replié son journal, son&amp;nbsp; parapluie , la chaise du jardin public puis il était remonté la placer là, face à la fenêtre de la cuisine, regardant Paris sous la pluie, la pluie sous les toits .&lt;br /&gt; Il avait peut être pleuré quelques secondes , c’était encore l’époque où le temps était compté, mais ce n’était pas de tristesse , il aimait le gris, la pluie, ce gris, il y a tant de gris qu’il aime aujourd’hui. Autrefois ,oui, mais aujourd’hui, patiemment, il apprend, il goûte, il savoure , une première tasse, aussi. C’est étrange, un jour, un jeune couple, plus bas, qui le croisait souvent rue des deux gares où plus haut, d’en bas,&amp;nbsp; très tôt à sa fenêtre , sa tasse, un Havane, pensa lui faire plaisir. De retour d’un voyage au Nicaragua, enveloppé dans un journal local, un Torpedo , elle en avait les yeux qui brillent, il était beau , la peau&amp;nbsp; burinée, aux cheveux gris . Comment ne pas trop aimer à le regarder ,lever les yeux&amp;nbsp; au ciel gris mais ils sont beaux, si beaux, le ciel, lui...&amp;nbsp;&amp;nbsp; Je le guillotinerai plus tard ... Merci... Oui , du haut de mon perchoir...&amp;nbsp; Il est si beau et de si loin... Oui, je suis comme le gardien de mon phare , des paquebots sur rails...&amp;nbsp; Mais je vous invite pour un café , un soda ... Du bruit aussi , parfois, quelques soldats , gare de l’Est ... Un autre jour alors, d’accord.&lt;br /&gt; Une autre tasse et le temps passe , s’écoule , tièdement , lentement , les bruits de la ville au loin semblent découper délicatement le petit matin des autres instants de ses journées .Aujourd’hui , c’est encore un autre couleur, un gris plus léger, peut être&amp;nbsp; comme un crayon HB .&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt; 
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                <title>Sur le bord du Nil , j’ai rêvé Peter Ustinov</title>
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                <author>noreply@ (cultu)</author>
                                                <category>Zoom</category>
                                                <pubDate>Sat, 05 Jul 2008 13:03:50 +0200</pubDate>
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                     &lt;div style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cultu.hautetfort.com/media/01/00/772533361.jpg&quot; id=&quot;media-1108722&quot; alt=&quot;images.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;Sur le bord du Nil , j’ai rêvé Peter Ustinov .Des chaises volantes s’écrabouillaient d’un manège qui s’écroulait.Du sucre d’un nougat mou m’embrassait .Sur ma peau moite brûlée au zénith coulait des sueurs .Je croquais interdit des glaçons que je broyais sous mes dents .J’ai vu pleurer des tissus dans le vent d’un manège qui tournait, tournait, tournait. Sur le pont, immobile, abandonné dans ce délicieux vacarme des bois qui craquaient, fantômes aux nus pieds, voyageurs clandestins seuls témoins des amours passagers , il fallait que je parte .J’ai vu au pays de l’or, pays disparu sous les eaux du Nil ce qu’aucun des musées de Boston, Khartoum, Berlin, Leipzig, New York ou de Philadelphie ne pourraient m’ offrir.&lt;br /&gt; Ici, les portes des maisons gardent la serrure à l’extérieur, signe de confiance dans la communauté, car les nubiens sont tous de la même famille. Des femmes vêtues et voilées de noir se lamentaient mais c’est au souk d’Assouan, près d’un étal qui croulait sous des marchandises de toutes sortes, statuettes de dieux, que j’ai vu.Sa peau noire , aux traits fins,sa silhouettes élancée dans une tenue blanche immaculée , ses vielles mains abîmées par le temps,&amp;nbsp; ses cheveux à peine protégés par un voile mal ajusté . Mains tremblotantes qui échangeaient de la monnaie égyptienne , des regards baissés, furtifs, parmi les enfants des rues voisines qui couraient en riant et des touristes qui saccageaient, touchant à tout, parlant trop fort pour un prix d’or.&lt;br /&gt; J’ai vu ses mains tremblantes d’un geste délicat cacher sa peau , m’offrir juste ses yeux et son éclat, réparer l’étal pour une prochaine escale.&amp;nbsp;&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; Je te vois tournoyer sur ce manège dans ce ciel&amp;nbsp; orageux, pendu comme à un mat de cocagne, tu m’éclabousses de tes rires amoureux mais tes tissus qui dansent dans le ciel sont&amp;nbsp; déchirés à mes yeux. Je goûte le sucre déposé d’un nougat de tes lèvres mais dans mon sang circule d’autres rêves, je me suis noyé dans sa peau d’ébène, ébloui par l’éclat de ses yeux, ses mains fragiles brûlées par le soleil m’ont bercé de tant d’amour qu’un instant, j’ai vécu.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt; 
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                <title>Sugar, baby love.</title>
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                <author>noreply@ (cultu)</author>
                                                <category>Zoom</category>
                                                <pubDate>Sun, 08 Jun 2008 09:33:09 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;br /&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#FF0000&quot;&gt;J’ai suffoqué des nénuphars bleus au 28 ème étage d’une tour de cristal, piégé par la douceur aseptisée du linge de ma camisole luxueuse. Sur le bord de mon double, tétanisé, j’ai regardé dans la nuit, par la baie, l’agitation silencieuse, plus bas. J’ai vu monstrueuse, la vie. J’ai cru pouvoir visiter d’autres mondes rassurants&amp;nbsp; en pressant la télécommande mais l’angoisse persistait. La panique coulait en moi, un circuit interminable, infernal. Le souple matelas me paraissait de plus en plus béton,&amp;nbsp; des pensées obscures me bâtissaient, s’entassaient, gigantesques. Des milliers d’ascenseurs, néons jaunes collés aux façades d’autres usines humaines jaillissaient toutes les secondes du plus profond comme des milliards de bulles propulsées, une flûte à champagne design tout en bohème étirée jusqu’au soleil. La bouche sèche, la langue paralysée, mes doigts s’enfonçaient depuis des heures sur mes rotules pianotant des notes, fausses. Malgré ma position de plus en plus fœtale, une sueur froide qui du haut de ma cervelle glissait tout doucement le long de ma colonne vertébrale semblait s’agripper au textile de ma chemise achetée à peine débarqué, en duty free.&lt;br /&gt; &amp;nbsp;Derrière un rideau métallique aux lames sans teint sous un sunlight rouge j’ai pu me changer dans une cabine d’essayage suspendue entre deux étages de tissus haut de gamme pour hommes affairés. Un son new age d’une autre époque tamisait l’espace de consommation, censé peut être me rassurer. La voix douce du jeune homme qui me regardait défiler, dans ses costumes, sur l’épaisse moquette bordeaux&amp;nbsp; qui traversait sur plusieurs mètres la boutique me semblait trouver comme un puissant écho se cognant aux larges miroirs qui bordaient mes doutes vestimentaires. Tout était si bien organisé. Pourtant j’ai cru percevoir un premier symptôme, une angoisse sourde.&amp;nbsp; Sur le coté gauche du pare-brise la lampe rouge était allumée, je m’y suis engouffré. J’ai cru comprendre qu’à la sortie de l’ascenseur, au 38 ème étage, tu pouvais&amp;nbsp; avoir une vue magnifique sur tout Tokyo mais d’autres symptômes que je savais parfaitement diagnostiquer, en cascades, me perturbaient. J’ai vu inquiet les yeux de mon chauffeur dans le rétroviseur intérieur alors je me décalai discrètement de la banquette pour qu’à son écran je disparaisse.&lt;br /&gt; Seule la voix douce du jeune homme qui m’avait habillé semblait pouvoir ralentir mon rythme cardiaque, laisser tous mes sens retrouver le sens. Mais ce si récent souvenir auditif s’estompait peu à peu, mes veines bleues traçaient les grands boulevards, défigurant encore et encore la couleur neige de mes avants bras, j’étouffais dans mon costume d’apparat, mon corps commençait à pleurer en douleurs. Un immense jardin tropical tapissait ma bathroom, des effluves de parfums de synthèse, cocotiers, plages dorées, comme un gel douche bas de gamme égaré dans ce luxe, moussaient l’eau d’un bain que je laissais couler tandis que mon corps nu se cognait aux faïences, comme une danse, diabolique rituel, puis, j’ai soigné. Etanché, écroulé sur le marbre aux nénuphars bleus, je suis devenu sanglots comme&amp;nbsp; je le suis toujours après, quelques longues minutes, avant que le froid, que mes sens se réveillent. J’ai provoqué une chaleur moite en coupant la climatisation de ma suite puis sur un des angles de mon souple matelas, j’ai continué, à l’observer, dans ma salle de réveil,&amp;nbsp; en attendant le soleil levant.&amp;nbsp;&lt;br /&gt; Dans ma salle de réveil, reviennent à ma mémoire tous tes mots, tes blasphèmes,&amp;nbsp; tes violences, tes 33 qui autrefois tournaient sans cesse sur ton diamant, ton seul bijou, te moquais-tu. Tu me disais que la noirceur de ton blouson te faisait comme une épée, tu en connaissais toutes les paroles. D’autres rêvaient déjà de châteaux en Espagne, de voitures de luxe, de croisières de rêves mais toi tu me narrais souvent quand j’étais fiévreux que ton plus beau voyage, ta plus belle croisière, c’était à bord d’un bateau parisien, un dimanche après midi de novembre, serrés l’un contre l’autre, nos marrons grillés dans le papier journal, l’épais brouillard qui nous cachait tout et nous cachait de tous, cette voix d’hôtesse de l’air venue de&amp;nbsp; je ne sais où qui nous commentait des monuments fantômes.&lt;br /&gt; En attendant le soleil levant, dans ma salle de réveil,&amp;nbsp; je pense à ce dimanche après midi de novembre, il le panse, avec douceur.&lt;br /&gt; Abîmé, je... encore.&lt;br /&gt; Je...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; 
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                <title>1000 BORNES</title>
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                <author>noreply@ (cultu)</author>
                                                <category>Zoom</category>
                                                <pubDate>Sat, 07 Jun 2008 10:29:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;div align=&quot;right&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cultu.hautetfort.com/media/01/00/564160716.jpg&quot; id=&quot;media-1056469&quot; alt=&quot;DRAG-QUEEN.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-1056469&quot; /&gt;&lt;b style=&quot;background-color: #000000&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#FFFF00&quot;&gt;Madame de Sévigné est décédée ce matin, à&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;font color=&quot;#FFFF00&quot;&gt;l ‘aube. Max, mon amour, ce n’est pas dans&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;font color=&quot;#FFFF00&quot;&gt;la cabine d‘un 38 mais dans le dortoir à&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/b&gt; &lt;font style=&quot;background-color: #000000&quot; color=&quot;#FFFF00&quot;&gt;&lt;b&gt;Jojo. Mais ce n’est pas Jojo non plus !&lt;br /&gt; Quant à Napoléon, il semble tenir à&lt;br /&gt; merveilles son nouveau rôle de veuf joyeux.&lt;br /&gt; J’ai mal aux jambes, tu sais. A la terrasse&lt;br /&gt; du grand café, je vais parfois . Lucien&lt;br /&gt; m’aide à me maquiller. Il coiffe toujours&lt;br /&gt; aussi bien. Après quelques jaunes, on rit&lt;br /&gt; fort parfois en regardant les Miss bigoudis&lt;br /&gt; talquées, tenant fermement leurs petits&lt;br /&gt; sacs à main plein d’oseille s’empiffrer de&lt;br /&gt; tartelettes à la myrtille devant une eau&lt;br /&gt; pétillante, un citron pressé ou une vodka&lt;br /&gt; glacée à l’heure du thé , juste avant&lt;br /&gt; l’ouverture du casino. Ce matin j’étais si&lt;br /&gt; triste. J’ai pensé à Gégé la dépanneuse.&lt;br /&gt; Le matin il m’offrait son couple&lt;br /&gt; d’inséparable, le soir il crevait seul dans&lt;br /&gt; sa friteuse. Souvent, après quelques&lt;br /&gt; dizaines de bières, il rêvait d’une&lt;br /&gt; terrasse ombragée avec un parking pour PL&lt;br /&gt; grand comme celui d’un hyper et plein à&lt;br /&gt; craquer comme un samedi éternel quelque&lt;br /&gt; part sur la N7 après Moulin . Tout a&lt;br /&gt; commencé au Mille Bornes, oui, c’est au&lt;br /&gt; Mille Bornes, en 1972 ou 73, je ne sais plus&lt;br /&gt; vraiment. Enfin, c’était la belle époque. En&lt;br /&gt; 1973 , sure, puisqu’un an après , un 13&lt;br /&gt; juillet , Max, tu ...Un jour comme celui ci,&lt;br /&gt; on l’oublie pas . Ca pétaradait dans tous&lt;br /&gt; les sens et toi tu m’donnais de si gros&lt;br /&gt; coups de panards dans le bidon. J’étais&lt;br /&gt; debout déjà depuis 6 heures , au bar , puis&lt;br /&gt; en salle et j’avais même fait la fermeture&lt;br /&gt; de la cantine. Ils disaient que j’étais&lt;br /&gt; belle mes gars, ils le disaient. J’avais le&lt;br /&gt; droit à plein de p’tits cadeaux, des mots&lt;br /&gt; doux, des fleurs et dans les derniers mois,&lt;br /&gt; ils faisaient la queue pour pouvoir&lt;br /&gt; caresser mon ventre rond .&lt;br /&gt; Jojo m’avait installé une de ses couchettes&lt;br /&gt; de son autocar pour que je puisse m’étendre&lt;br /&gt; dans l’attente du feu d’artifice. Il avait&lt;br /&gt; tiré quelques rideaux autour de moi , deux&lt;br /&gt; veilleuses au plafonnier pour seul&lt;br /&gt; éclairage, une couverture, la sienne, mais&lt;br /&gt; tu n’as pas attendu le bouquet final. Jojo&lt;br /&gt; t’a enveloppé dans sa chemise de service&lt;br /&gt; puis posé délicatement près de moi. Il&lt;br /&gt; pleurait, toi aussi , puis la sirène des&lt;br /&gt; pompiers suivit d’un concert de klaxons qui&lt;br /&gt; nous a accompagné jusqu’à l’hôpital. Je&lt;br /&gt; n’oublierai jamais ce jour, Max.&lt;br /&gt; Je t’aime mon garçon, je t’aime.&lt;br /&gt; Pardonne-moi.&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;br style=&quot;background-color: #000000&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;background-color: #000000&quot; align=&quot;right&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#FFFF00&quot;&gt;&lt;b&gt;Je ne sais pas qui il est ?&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;right&quot;&gt; &lt;div style=&quot;width: 220px; height: 55px; background-color: #000000&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;width: 220px; height: 55px&quot;&gt;&lt;br style=&quot;background-color: #000000&quot; /&gt; &lt;font color=&quot;#000000&quot; size=&quot;1&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; 
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                <title>Roxanne</title>
                <link>http://cultu.hautetfort.com/archive/2008/05/31/fgdgfdg.html</link>
                <author>noreply@ (cultu)</author>
                                                <category>Zoom</category>
                                                <pubDate>Sat, 31 May 2008 13:45:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;p&gt;&lt;object classid=&quot;clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000&quot; codebase=&quot;http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,29,0&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;355&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/nLHsjXYh4I0&amp;amp;hl=en&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;quality&quot; value=&quot;high&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;menu&quot; value=&quot;false&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;&quot; /&gt; &lt;embed src=&quot;http://www.youtube.com/v/nLHsjXYh4I0&amp;amp;hl=en&quot; wmode=&quot;&quot; quality=&quot;high&quot; menu=&quot;false&quot; pluginspage=&quot;http://www.macromedia.com/go/getflashplayer&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;355&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;&amp;nbsp;De l’autre coté de la bruyante Bastille, il avait loué quelques mètres carrés, de quoi poser un zinc, un rideau rouge, quelques tables. Je l’ai souvent aperçu distribuer des tracts Chemin Vert. Parfois pendant le récital,&amp;nbsp; l’un des deux projecteurs plongeait la scène dans cette si étrange&amp;nbsp; pénombre qui teintait l’endroit comme il aimait, cette chaleur si particulière. Le voisinage était fou de rage alors, pour le calmer,&amp;nbsp; il faisait parfois venir d’autres artistes, des peintres, pour organiser des vernissages à l’heure du thé où il était convié et très bien reçu. Mais les plaintes s’entassaient quand même, le plongeur oubliait trop souvent d’y être,&amp;nbsp; Jacqueline aussi, il devait être alors sur tous les ponts. Quand la fatigue se faisait&amp;nbsp; grande, les verres se remplissaient trop généreusement, les clients lavaient eux même les tables, la vaisselle, se servaient derrière le bar pendant que lui dans le cagibi près de la réserve qui servait aussi de loge, il apportait un verre de bordeaux ou une vodka à celui ou celle qui allait monter sur scène.&amp;nbsp; Parfois, aux beaux jours, la soirée se prolongeait tard sur le bord du trottoir, il savait que la facture serait lourde mais l’endroit ne désemplissait pas. Un jour, une espèce de blondinet, la cinquantaine tassée, lui a fait le coup. Quatre heures du matin, félin, l’animal, à capela, baryton,&amp;nbsp; « Roxanne. » Il y&amp;nbsp; eut, je me souviens du champagne pour tout le monde. Puis un jour Bidouille le petit est chat est mort. Il dut aussi quitter&amp;nbsp; la rue du Buisson Saint Louis, décrocher le rideau rouge et revendre le zinc à un livreur de pizzas. Au petit matin, sur les quais, quand il décharge les camions à Rungis, il entonne avec cœur, « This land is your land » comme pour se donner du courage, oublier le ton menaçant des contremaîtres qui lui reprochent de traîner, de trop rêver, une éternelle clope prisonnière dans l’étau de ses lèvres tremblotantes dans le matin glacial d’un jour de novembre. A dix heures, il s’offre quelques bières, puis il y retourne avant d’enfourcher son vieux Vespa pour rejoindre un dortoir bord de périphérique où ils logent à trois, parfois à six. Jacqueline lui refile parfois des tickets restos, le plongeur vient souvent dîner et dans l’étroite cabine de douche au bout du couloir, parfois, quand ils sont très heureux, ils, tout habillé, s’enferment pour chanter en canon « Roxanne. » Les bouteilles de sangria de deux litres que vend le discounter du coin coulent comme coula autrefois...&amp;nbsp; Souvent, comme pour un réveil, brutal, il restait quelques très longues minutes encore seul sous une douche , froide...&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; 
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